Faits divers – Justice

Saint-Herblain : un enfant de 8 ans torturé et mort noyé dans la baignoire, le couple mis en examen et écroué

Par Marion Fersing, France Bleu Loire Océan et France Bleu vendredi 13 janvier 2017 à 19:21 Mis à jour le samedi 14 janvier 2017 à 16:04

Un enfant est décédé dans la baignoire d'un appartement de cet immeuble à Saint-Herblain
Un enfant est décédé dans la baignoire d'un appartement de cet immeuble à Saint-Herblain © Maxppp - PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP

Un petit garçon de 8 ans est mort noyé dans la baignoire de l'appartement familial, ce mercredi, à Saint-Herblain. Sa mère et son compagnon sont soupçonnés de meurtre et d'actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort. Le couple a été mis en examen et écroué.

Un petit garçon de 8 ans est mort noyé dans la baignoire de l'appartement familial, ce mercredi à Saint-Herblain, dans le quartier de la Crémetterie. Sa mère et le compagnon de celle-ci ont été placés en garde à vue. Ils ont été présentés à un juge ce vendredi soir. Le couple a été mis en examen et écroué.

Plongé pieds et poings liés dans une baignoire d'eau froide

Ce mercredi, les secours sont appelés à Saint-Herblain par un couple qui explique que le petit garçon s'est noyé dans la baignoire. Ils ont tout de suite des doutes en découvrant des traces de liens sur ses poignets et ses chevilles. La police est prévenue. Le couple est immédiatement arrêté.

En garde à vue, l'homme et la femme expliquent que l'enfant aurait été plongé pieds et poings liés dans une baignoire d'eau froide. Les cordelettes ont été retrouvées dans l'appartement. Il s'agirait d'une punition, apparemment, pour une raison futile. La mère a expliqué l'avoir puni parce qu'il aurait mangé des bonbons alors qu'il était diabétique. Auparavant, l'enfant aurait aussi dû faire des flexions, pendant une heure, avant d'être frappé. Le petit garçon était apparemment régulièrement victime de violences du même type : attaché et plongé dans la baignoire. Le procureur de la République parle d'un "climat de persécution". Des témoins confirment. Qui a fait quoi, ce mercredi ? Pour l'instant, c'est difficile à déterminer, les deux se renvoient la faute.

Arrivé de Côte-d'Ivoire en août et victime de violences depuis

Le petit garçon était arrivé à la fin de l'été de Côte-d'Ivoire. Les violences duraient apparemment depuis ce moment-là. Deux autres enfants vivaient dans l'appartement, un de trois ans et un bébé de 18 mois qui, eux, ne présenteraient pas de traces de violence. Tous les deux ont été placés par l'aide sociale à l'enfance.