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Saint-Jean-d'Illac : les ex-salariés de Mondi partiellement indemnisés, l'entreprise renvoyée aux prud'hommes

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Par , France Bleu Gironde

L'entreprise Mondi Lembacel est de retour devant le conseil des prud'hommes de Bordeaux ce mercredi. Les anciens salariés du site de Saint-Jean-d'Illac, définitivement fermé en 2013, lui reprochent un versement partiel de leurs indemnités de licenciement.

Les anciens salariés de Mondi Lembacel, à Saint-Jean-d'Illac, mobilisés pour empêcher la fermeture de leur usine en 2013.
Les anciens salariés de Mondi Lembacel, à Saint-Jean-d'Illac, mobilisés pour empêcher la fermeture de leur usine en 2013. © Maxppp - Olivier Delhoumeau

C'est une procédure judiciaire qui n'en finit pas. Près de huit ans après la fermeture de son site de Saint-Jean-d'Illac, l'entreprise Mondi Lembacel est renvoyée devant le conseil des prud'hommes de Bordeaux mercredi 27 janvier. Les 104 ex-salariés, dont le licenciement a d'ores et déjà été considéré comme "sans cause réelle et sérieuse" par la justice, l'accusent de n'avoir versé que partiellement leurs indemnités de licenciement. Mondi Lembacel les a en fait indemnisés sous forme de fiches de paie, en appliquant donc les cotisations sociales. 20% des indemnisations manqueraient à l'appel.

Il faut qu'on arrête tout ça, il faut vivre.

"C'est du mépris, uniquement du mépris", déplore Georges Borg, ancien salarié et délégué CGT du site de Saint-Jean-d'Illac. "Si l'indemnité avait été fournie en temps et en heure, on aurait pu tirer un trait tout de suite. Maintenant, il faut qu'on arrête tout ça, il faut vivre", explique-t-il. "Moi je n'ai plus envie d'avoir cette pensée négative sur Mondi. Je veux juste garder les bons souvenirs passés avec les collègues..."

Beaucoup d'anciens salariés de l'entreprise n'ont pas réussi à retrouver un emploi stable depuis leur licenciement en 2013. "Beaucoup sont de retour à la case départ, dans la précarité", affirme Georges Borg, aujourd'hui chauffeur de bus chez TBM. "Moi-même j'avais fait une demande de reclassement à l'étranger, sauf qu'on m'a répondu qu'il n'y avait plus de place ou plus d'usine. On voit bien que Mondi n'avait pas l'intention de nous recaser !"

Une justice sociale "trop lente"

Huit ans de procédure et des salariés qui n'en voient plus le bout, la preuve selon leur avocat que la justice sociale est encore trop lente en France. "Pour avoir un jugement devant les prud'hommes, on a attendu trois ans. Pareil pour la cour d'appel de Bordeaux", explique Philippe Brun. "Ce n'est pas admissible, il faut diviser par trois. On aurait presque pu engager la responsabilité de l'Etat dans ce dossier, sauf que les salariés n'en peuvent plus. Pour certains, la perte d'indemnisation représente 3 000 euros, c'est considérable !"

"On peut espérer un jugement dans les trois mois qui viennent, sauf que celui qui perd fera appel", affirme maître Brun. "Donc on est repartis pour trois ans devant la cour d'appel, c'est insupportable." Pour une autre partie des salariés, dits protégés parce que représentants syndicaux, le caractère abusif des licenciements n'avait pas été retenu par le conseil des prud'hommes de Bordeaux. Ils ont donc prévu de se pourvoir en cassation.

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