Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Saint-Nazaire : la conseillère municipale, victime présumée d'abus sexuels, s'exprime publiquement

-
Par , France Bleu Loire Océan

La crise se poursuit au sein du conseil municipal de Saint-Nazaire.Ce mercredi, cinq élues du collectif "ils ne nous feront pas taire" ont tenu une conférence de presse. Pour la première fois, la victime présumée "d'une relation non consentie" avec un adjoint au maire s'est exprimée publiquement.

Cinq élues dont la victime présumée d'abus sexuels ont tenu une conférence de presse
Cinq élues dont la victime présumée d'abus sexuels ont tenu une conférence de presse © Radio France - Anne Patinec

Après avoir signé une tribune la semaine dernière, le collectif "ils ne nous feront pas taire", qui regroupe 11 élus du conseil municipal de Saint-Nazaire,  a organisé une conférence de presse ce mercredi. Dans une ambiance pesante, visages fermés, elles sont cinq femmes élues à prendre la parole. A tour de rôle, elles lisent des communiqués qui retracent la chronologie des faits, dénoncent un climat "sexiste" qui règne à la mairie de Saint-Nazaire puis reprochent au maire David Samzun de ne pas avoir pris ses responsabilités et saisi la justice dès l'an dernier, quand elles l'ont alerté à plusieurs reprises après avoir recueilli les confidences d'une des leurs, se disant victime d'une "relation non consentie avec un adjoint au maire".

La victime présumée sort de son silence

Pour la première fois, la victime présumée, conseillère municipale, qui s'était confiée à quatre collègues élues s'exprime publiquement, la gorge nouée, tremblante.

Je suis Gaelle Betlamini Da Silva, je suis celle qui a parlé. Parler pour survivre, pour trouver aide et soutien. Avant, c’était silence pour préserver ma famille, mes enfants, mon mari. (...)  Aujourd’hui, je suis dans l’incapacité de travailler, je suis affaiblie physiquement de toute la violence déchaînée sur moi, sur nous. C’est tellement injuste après avoir déjà subi tant de violence, qu’en parlant à notre maire en qui nous avions pleinement confiance, nous ayons subi et subissions encore davantage de violence, encore et encore (...). Ces femmes qui m’ont soutenue et accompagnée dès le début, ont subi la défiance, le rejet, et la violence à leur tour pour avoir accueilli ma parole (...)" 

La victime présumée ajoute qu'elle se tient à la disposition de la justice et qu'elle se réserve le droit de porter plainte au moment opportun, que sa vie lui appartient. Ce mardi, une adjointe au maire a écrit à la procureure de la République de Saint-Nazaire. Seule une enquête judiciaire pour diffamation est ouverte pour l'instant. Le mois dernier, l'adjoint au maire mis en cause, Martin Arnout a porté plainte pour diffamation contre Laurianne Deniaud la première adjointe. Ce mardi, dans un communiqué, il a clamé son innocence concernant les accusations d'abus sexuels. 

Pour l'instant, aucun élu n'a fait part de son intention de démissionner. Mais on voit difficilement l'équipe municipale déchirée tenir jusqu'aux prochaines élections. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess