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Faits divers – Justice

Saint-Nazaire : la relaxe requise au procès d'un accident mortel aux chantiers navals STX

mardi 3 octobre 2017 à 19:52 Par Anne Patinec, France Bleu Loire Océan et France Bleu Mayenne

Le 30 octobre 2014, un salarié d'une entreprise sous-traitante des chantiers navals STX de Saint-Nazaire était renversé par un engin de levage et tué lors de l'accident. Le conducteur du chariot-élévateur était jugé ce mardi pour homicide involontaire. La procureure a demandé sa relaxe.

La relaxe requise à l'encontre du conducteur d'engin à l'origine de l'accident mortel
La relaxe requise à l'encontre du conducteur d'engin à l'origine de l'accident mortel © Radio France - Anne Patinec

Saint-Nazaire, France

Ce 30 octobre 2014, un quadragénaire père de quatre enfants, qui réside en Mayenne (Saint Saturnin de Limet), est renversé par un chariot-élévateur, alors qu' il traverse à pied la zone de manutention des chantiers navals. Le conducteur, qui transporte des barrières sur sa fourche de levage ne l'a pas vu à cause d'un angle mort sur sa droite.

"Tout le monde empruntait ce chemin"

Abattu, le prévenu reconnaît qu'il circulait dans la zone de manutention et non sur la voie matérialisée au sol. "Je l'ai fait par habitude, tout le monde empruntait ce chemin" explique le conducteur âgé de 36 ans. Lors de l'enquête, de nombreux témoins ont confirmé cette pratique. Même si dans une vidéo, les chantiers navals rappellent les règles de sécurité à tout nouveau salarié qui vient travailler sur le site.

La fourche de l'engin réglée trop haut

Autre faute reprochée au prévenu : la fourche de son engin était réglée à 80 cm du sol alors qu'elle n'aurait pas dû dépasser les 30 cm. Le conducteur raconte qu'il a agi ainsi "pour éviter de perdre les barrières qu'il transportait en raison des trous et des bosses, des rails et des dénivelés du site". Lors de l'enquête, l'Inspection du Travail a reconnu que "la réalité du terrain de STX fait que beaucoup de caristes ne respectent pas les 30 cm".

Jugement le 7 novembre

Dans son réquisitoire, la procureure souligne que le conducteur en intérim n'a pas été embauché comme cariste mais comme monteur-échafaudeur. Elle ajoute que l'engin de levage n'est pas prévu pour faire d'aussi longues distances. Pour elle, "le prévenu n'a pas commis de faute personnelle"; elle demande sa relaxe sur le plan pénal et regrette que son employeur, l'entreprise Comi Service, ne soit pas poursuivie. Le jugement sera rendu le 7 novembre.