Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers - Justice

Saint-Nazaire: un ancien prof de lycée catholique jugé pour des atteintes sexuelles sur des adolescents

-
Par , France Bleu Loire Océan, France Bleu
Saint-Nazaire, France

Interpellé en février 2017 puis incarcéré, un ancien professeur du lycée Notre-Dame-d'Espérance de Saint-Nazaire était jugé ce mardi par le tribunal correctionnel de la ville. Il comparaissait notamment pour "atteintes sexuelles sur mineurs" et "corruption ". Cinq victimes ont été recensées.

Le professeur contactait des adolescents d'à peine 14 ans sur internet
Le professeur contactait des adolescents d'à peine 14 ans sur internet © Radio France - Anne Patinec

Le professeur de Sciences Economiques et Sociales, qui enseignait au lycée Notre-Dame-d'Entraide de Saint-Nazaire, âgé de 46 ans avait été interpellé en février 2017 et placé en détention après la plainte d'un jeune garçon de Rezé (Loire-Atlantique). Il rencontrait ses victimes -de jeunes adolescents- via internet, sur des sites de rencontres homosexuels, mentait sur son identité et sur son âge. Il se faisait passer pour un jeune de 18 à 24 ans, se prénommant tantôt Adrien, tantôt Alan. Après une discussion , souvent via Facebook, il proposait une rencontre qui débouchait très vite sur une relation sexuelle. Cinq victimes dont deux élèves ont été recensées durant l'instruction. L'un d'eux, ayant reconnu la voix de l'enseignant, avait coupé court à la relation.

Des victimes encore très marquées

Aujourd'hui âgé de 17 ans, Damien n'a pas la force d'entrer dans la salle d'audience et de faire face à son agresseur, un homme grand, mince, plutôt froid. Alors ce sont ses parents qui parlent pour lui et disent leur colère"il a détruit mon fils qui était déjà fragile raconte la mère de l'adolescent; il avait à peine 14 ans; depuis deux ans et demis, il a multiplié les tentatives de suicide et les scarifications. Le prévenu ne pourra jamais réparer ça. En plus, il ne se remet même pas en question" déplore la mère de famille. 

Les avocats de toutes les victimes évoquent des jeunes encore angoissés, qui éprouvent toujours un sentiment de honte et de culpabilité de ne pas avoir su dire non. Quand ils ont été contactés sur internet, souvent ils n'osaient pas parler de leur homosexualité à leur famille. 

L'enseignement catholique de Loire-Atlantique s'est constitué partie civile afin de "dénoncer des faits contraires aux valeurs morales de l'enseignement catholique, aux engagements pris vis à vis des familles et des élèves" a expliqué l'avocate de l'association éducative Ozanam

"Un jeu stupide et irresponsable"

Le prévenu reconnaît les faits et parle "d'un jeu stupide et irresponsable. Je me suis laissé entraîner dans cette escalade sexuelle. J'ai très mal agi". Plus de 230 000 photos pédopornographiques ont été saisies dans un disque dur à son domicile. Le prévenu finit  par demander pardon aux victimes mais passe beaucoup de temps à évoquer son calvaire en prison et à tenter de convaincre le tribunal qu'il n'est plus un pédophile, qu'il n'est plus intéressé par les jeunes garçons et qu'il ne peut plus regarder d'images pédopornographiques. _"Si pédophile il l'a été, il ne l'est plus; il veut montrer qu'il est un homme neuf"_estime son défenseur Me Loret. Le prévenu a passé six mois en prison plus 18 mois sous bracelet électronique. Il travaille aujourd'hui dans un golf et a quitté la région de Saint-Nazaire. 

Interdiction d'enseigner requise

La procureure Maggy Moreau parle d'un "abuseur", qui a manipulé des adolescents fragiles, qui n'a pas encore vraiment changé depuis 2017 et qui présente un risque de récidive réel. Elle requiert cinq ans d'emprisonnement dont trois avec sursis, obligation de soins, interdiction définitive d'une activité auprès de mineurs et inscription au fichier des délinquants sexuels. 

Le jugement sera rendu le 26 novembre.  

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu