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Un quinquagénaire condamné pour avoir appelé à "cramer" la mosquée de Béziers

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Par , France Bleu Loire Océan, France Bleu Hérault

Dans un message sur Facebook, il avait appelé " à cramer la mosquée de Béziers, question de faire passer le message " au lendemain de l'assassinat de Samuel Paty. Jugé ce mardi à Saint-Nazaire, un quinquagénaire résidant à la Baule a été condamné à 400 euros d'amende et à un stage de citoyenneté.

Le prévenu n'a pas assisté à son procès
Le prévenu n'a pas assisté à son procès © Radio France - Anne Patinec

Dans un message sur Facebook, au lendemain de l'assassinat de Samuel Paty, il avait écrit : "Vous voulez lui rendre hommage? Allez  cramer la mosquée de Béziers, question de faire passer le message " . Le quinquagénaire résidant à la Baule était jugé ce mardi par le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire pour "provocation non suivie d'effet au crime ou délit". L'association culturelle des Français musulmans de Béziers avait porté plainte.

Le prévenu n'assiste pas à l'audience

L'audience s'est déroulée en l'absence du prévenu. "Par peur pour sa sécurité" selon son avocat Me Bourdon. Son défenseur demande même le huis-clos mais il n'est pas suivi par le tribunal. L'audience reste donc publique. Dans les procès verbaux d'auditions, le quinquagénaire reconnaît que "sous  le coup de la colère, il a pu écrire le message appelant à incendier la mosquée de Béziers car il a ressenti l'attaque contre Samuel Paty au plus profond de lui".

Ancien militaire

Officier dans l'armée pendant quatre ans, l'homme qui a vécu à Béziers se décrit comme patriote ; il se dit de droite mais pas du parti de Marine Le Pen. Son casier judiciaire est vierge et il n'est pas connu des services de renseignements. "Je suis sanguin, je n'ai pas mesuré la portée de mes propos" explique aux enquêteurs le quinquagénaire aujourd'hui auto-entrepreneur à La Baule. "Je reconnais la stupidité de mon message". 

Son avocat plaide la relaxe estimant notamment que les propos ont été suivis d'aucun effet. Pour la procureure Marie Deschamps qui s'appuie sur la jurisprudence, "il suffit que les propos soient tenus pour que la provocation soit effective". Un raisonnement suivi par le tribunal qui condamne l'internaute à 400 euros d'amende et à un stage de citoyenneté d'une valeur de 250 euros à ses frais afin de "lui faire prendre conscience de la vie en société et de ses règles" explique la présidente, Cécile Capeau.

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