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Saint-Omer : début ce lundi du procès du meurtre du "petit Yanis", décédé en 2017 après une punition

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Par , France Bleu Nord, France Bleu

Ce petit garçon de 5 ans est décédé en 2017 à Aire-sur-la-Lys après une punition infligée par son beau-père. Le garçon avait uriné dans son lit. Mais il subissait des coups depuis des mois de la part de son beau-père, jugé pour meurtre. Le procès démarre ce lundi aux assises de Saint Omer.

Le principal prévenu, le beau-père de Yanis, encourt la prison à perpétuité
Le principal prévenu, le beau-père de Yanis, encourt la prison à perpétuité © Radio France - Emmanuel Bouin

Dans la nuit du 5 au 6 février 2017, les pompiers découvrent le corps inanimé de Yanis, un enfant de 5 ans. Il fait 5 degrés dehors, il a pour simples habits une paire de chaussettes et un slip, tous deux gorgés d'eau.

C'est le beau-père qui a appelé les pompiers. Il reconnaît avoir fait courir Yanis le long du canal près d'Aire-sur-la-Lys, ou la famille vit dans un cabanon sans eau ni électricité. La raison : le garçon avait uriné dans son lit.

Il reconnaît des coups de lampe de poche sur la tête de Yanis. Mais les constatations sur le corps de l'enfant montrent des traces d'étranglement, de bâillonnement et d'immersion dans le canal. Signes d'un calvaire vécu par l'enfant. Et qui durait même depuis plusieurs mois.

La protection de l'enfance au cœur du procès

Le beau-père de Yanis est jugé ce lundi aux assises de Saint Omer pour meurtre. Il encourt la prison à perpétuité. Sa compagne, la mère de Yanis, comparaît libre pour non-dénonciation de crime. Elle risque 7 ans de réclusion.

Personne n'avait rien signalé, ni dans la famille, ni à l'école de Yanis. Deux associations de protection de l'enfance, l'Enfant bleu et la Voix de l'enfant, se sont porté partie civile. Leur avocat, Yves Crespin, veut dénoncer à travers ce procès les lacunes dans le système français, alors que la souffrance de Yanis est passé sous les radars des services sociaux.

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