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Sale ambiance à la clinique Pasteur de Guilherand-Granges

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

La tension est palpable au sein de la clinique Pasteur gérée par l'Hôpital Privé Drôme Ardèche. Les relations entre direction et personnels se dégradent. Des actions syndicales et judiciaires sont en cours.

La clinique Pasteur, Hôpital Privé Drôme Ardèche à Guilherand-Granges.
La clinique Pasteur, Hôpital Privé Drôme Ardèche à Guilherand-Granges. © Radio France - Florence Gotschaux

Début 2020, déjà, les employés de la clinique Pasteur ont manifesté leur ras-le-bol face au manque de personnel. La crise du Covid est passée par là. "La direction ne nous entend toujours pas", raconte Sophie, déléguée syndicale Unsa santé. Et loin de stagner, la situation devient explosive. Dernier départ remarqué, celui du chirurgien Philippe Reny qui conteste cette semaine en justice la rupture de son contrat avec l'Hôpital Privé Drôme Ardèche (groupe Ramsay Santé).

Désaccord sur les salaires

Ce mercredi 21 juillet, les trois syndicats (CGT, Unsa Santé-Sociaux et CFDT) se rassemblent et organisent une assemblée générale. L'objet des discussions va porter sur les conditions de travail et les rémunérations. "L'année dernière, il n'y a pas eu d'augmentation. L'année précédente, il y a eu 10 euros par mois et par personne, ce qui est négligeable, du jamais-vu", regrette Sophie. À l'approche des NAO (négociations annuelles obligatoires) qui devraient se tenir en septembre, les syndicats veulent être entendus par la direction. 

Les salaires sont moins élevés au sein des cliniques privées que dans les hôpitaux publics. Mais le travail reste éreintant, surtout lorsqu'il manque du personnel. "Il y a un problème de recrutement, des auto-remplacements permanents. Les gens sont épuisés. Il y a eu un ou deux cas de burn-out", souffle la déléguée syndicale. 

Ce manque de personnel a des conséquences concrètes selon la syndicaliste : "Depuis quelques mois, le service de soins continus où il y a une surveillance plus importante qu'ailleurs ferme de manière récurrente. Il n'y a pas assez de personnels et il faut combler les trous ailleurs. Cela augmente la charge de travail du personnel dans les services de chirurgie normaux"

Une action en justice après une rupture de contrat

Une situation qui peut jouer sur la prise en charge des patients et dénoncée à de nombreuses reprises par le président de la CME (commission médicale d'établissement), le docteur Philippe Reny, spécialisé dans la chirurgie vasculaire et thoracique. Le ton est monté avec la direction. Elle lui a signifié début juillet la rupture de son contrat avec l'Hôpital Privé Drôme Ardèche. Une procédure de référé est en cours. Une audience est prévue ce jeudi au tribunal judiciaire de Privas. 

Les syndicats, qui ne s'expriment pas sur le fond de ce dossier, font valoir malgré tout la dégradation du climat. D'autres actions, à terme, pourront être réalisées si la situation n'évolue pas. 

Contactée, la direction n'a pas encore répondu à nos sollicitations. 

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