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Faits divers – Justice DOSSIER : Les Bonnes Ondes

"On a tous un noble ou un assassin dans nos ancêtres" : zoom sur le 2ème salon de la généalogie dans l'Yonne

dimanche 19 novembre 2017 à 23:33 Par Lisa Guyenne, France Bleu Auxerre

Le deuxième salon de la généalogie s'est tenu ce week-end à Sommecaise dans l'Yonne. L'occasion de découvrir ce loisir particulier... Et très instructif.

Jacques, avec sa femme Claudine, a retrouvé un de ses ancêtres sur l'arbre généalogique recomposé par l'association icaunaise
Jacques, avec sa femme Claudine, a retrouvé un de ses ancêtres sur l'arbre généalogique recomposé par l'association icaunaise © Radio France - Lisa Guyenne

Sommecaise, France

Qui n'a jamais rêvé de connaître ses ancêtres ? Grâce à la généalogie, c'est possible. Et nul n'est à l'abri de quelques surprises. "On a tous une branche noble, un ancêtre assassin, voleur ou quelqu'un qui a fini aux galères dans notre famille", sourit Philippe Lemure. Il est l'un des organisateurs de ce salon. Et sa propre histoire, il la connaît bien.

"Mes ancêtres étaient auvergnats, et ils s'appelaient "Mur" à l'époque. Lorsqu'ils sont arrivés dans l'Yonne au XVIIIème siècle, les gens les appelaient "Lemur", et ils ont rajouté un E ensuite."

Les registres de l'Etat civil remontent jusqu'à 1792

Mais comment fait-on pour remonter son arbre généalogique ? Ca ne s'improvise pas : "Grâce à l'état civil, depuis 1792 (la Révolution), on a accès aux actes de naissances, de mariages, de décès... Avant cela, c'était des registres paroissiaux tenus par les curés. C'est cela qui nous permet de remonter le fil des ancêtres."

"Les archives sont écrites en vieux Français"

Aujourd'hui, il est relativement facile d'accéder aux registres de l'état civil : ils sont presque tous numérisés par les archives départementales. En revanche, en ce qui concerne les actes réalisés sous l'Ancien Régime, avant 1792, c'est une autre affaire. "C'est du boulot ! Les registres sont écrits en vieux français, ils avaient une façon différente d'écrire. Et puis, l'encre ne se conserve pas toujours bien", explique Philippe Lemure.

"J'ai dépouillé la généalogie de tout mon village !"

Fastidieuse ? Peut-être, mais la généalogie peut vite devenir une passion. Bernard, un habitant de Tannerre-en-Puisaye, a rejoint l'association généalogique il y a huit ans. "J'ai d'abord fait ma généalogie familliale. Et, une fois à la retraite, j'ai commencé à m'intéresser à la généalogie villageoise", explique-t-il. "J'ai dépouillé tout mon village ! Par curiosité, et aussi parce que c'est intéressant de voir l'aspect démographique, les mouvements de population..."

Car la généalogie donne également un éclairage sur les habitudes de l'époque : "Avant 1850 et la période de l'industrialisation, les gens étaient sédentaires. On retrouvait ses ancêtres dans un périmètre de 15 à 50 kilomètres maximum."

Ecouter le reportage de France Bleu au salon de la généalogie

  • Plus d'infos sur le site de l'association généalogique de l'Yonne : sgyonne.org
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