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Faits divers – Justice

Sarthe : à la maison d'arrêt de Coulaines, la surpopulation carcérale bat des records

mercredi 26 décembre 2018 à 18:30 Par Jérôme Collin, France Bleu Maine

529 détenus était présents au 1er décembre 2018 à la maison d'arrêt de Coulaines, pour seulement 399 places. La surpopulation carcérale dépasse les 132 %, un record à Coulaines.

Maison d'arrêt les croisettes à Coulaines près du Mans
Maison d'arrêt les croisettes à Coulaines près du Mans © Radio France - Christelle Caillot

Coulaines, France

La maison d'arrêt des Croisettes, à Coulaines, est bien remplie. La surpopulation carcérale y atteint de nouveaux records : le taux d'occupation est de 132,6 %. Au 1er décembre 2018, il y avait 529 détenus pour seulement 399 places, selon les chiffres transmis par le ministère de la Justice. Les conséquences sur les conditions de détention sont immédiates : "Ce sont des _matelas par terre, des cellules au début destinées à un détenu mais qui sont triplées_", explique Arnaud Bailly, secrétaire adjoint de Force Ouvrière Pénitentiaire en Sarthe.

C'est de l'usinage ce qu'on fait : les détenus sont parqués dans les cellules, on les envoie en promenade, on leur donne leur repas et au revoir."

De très nombreux récidivistes à la maison d'arrêt de Coulaines

Les surveillants pénitentiaires disent ne plus avoir le temps de s'occuper des détenus, de mener un travail de réinsertion ou ne serait-ce que dialoguer avec les détenus. Un problème se pose : celui de la récidive. La maison d'arrêt de Coulaines va fêter en 2019 les 10 ans de sa construction. De très nombreux détenus actuellement emprisonnés sont déjà passés dans les cellules

"Il faut voir le nombre de détenus qui ont fait l'ouverture. Ils ne font que ça : ils sortent, ils rentrent, ils sortent, ils rentrent. La prison, ce n'est plus du tout dissuasif", déplore Arnaud Bailly.

L'usure des surveillants pénitentiaires

Les détenus ne sont pas les seuls à être victimes des effets de la surpopulation carcérale. Les surveillants pénitentiaires sont en première ligne. "Quand il y a des problèmes d'argent ou de visites au parloir, on ne peut pas répondre à tout le monde. _Cela crée forcément des tensions, des agressions ou des tentatives de suicide_", témoigne Arnaud Bailly, secrétaire adjoint de Force Ouvrière Pénitentiaire en Sarthe. "Imaginez qu'un surveillant fait des matin-nuit : il commence à 7 heures pour finir à 13 heures. Il reprend à 18h30 pour finir à 7h. Il a un jour de repos et il reprend le lendemain. Humainement, ce n'est pas possible", conclut-t-il.