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Faits divers – Justice

Sarthe : jugé pour avoir égorgé son ami qui voulait écouter du rap, il encourt la perpétuité

mercredi 7 novembre 2018 à 18:25 Par Ruddy Guilmin, France Bleu Maine

Déjà condamné pour meurtre par le passé, Frédéric Sevrin, 51 ans, comparaît devant les assises à partir de jeudi pour avoir donné la mort à Wilfried Levêque, un camarade de soirée qui avait poussé la sono un peu fort à son goût. Il l'avait enterré au fond de son jardin à Fresnay-sur-Sarthe, en 2015.

La porte du logement de Fresnay-sur-Sarthe où s'est déroulé le crime
La porte du logement de Fresnay-sur-Sarthe où s'est déroulé le crime © Radio France - Ruddy Guilmin

Sarthe, France

Au moment des faits, les deux hommes se connaissaient depuis un an, suite à leur rencontre dans un foyer du Mans. Quand Wilfried Levêque, 25 ans, se rend chez son ami, fraîchement installé à Fresnay-sur-Sarthe, ils passent donc une soirée "normale"à boire et à prendre de la drogue ensemble... Du moins jusqu'au moment où Frédéric Sevrin se déchaîne, raconte l'avocate de la partie civile (famille Levêque), Anne Cesbron :

"Il explique clairement que lorsqu'il va se coucher, Wilfried met du rap, relativement fort, une musique qu'il n'aime absolument pas. Donc il descend de sa chambre, lui demande d'arrêter. Et là, s'en suit une altercation au terme de laquelle il va le tuer." Il lui assène quinze coups de couteaux, puis l'égorge, avant de l'enterrer deux jours plus tard au fond du jardin. Depuis le début de l'instruction, l'accusé n'a jamais modifié cette version des faits, qu'il reconnaît totalement.

Il utilisait la carte bancaire de la victime pour siphonner son RSA

Est-ce pour autant le véritable mobile du crime ? La question sera probablement évoquée à l'audience car avant d'enterrer le défunt, Frédéric Sevrin avait pris soin de prélever sa carte bancaire. Il l'utilisera régulièrement pour retirer à des distributeurs d'argent le RSA de Wilfried, qui continuait de tomber sur son compte, alors qu'il était porté disparu. C'est d'ailleurs l'activité de cette carte bancaire qui conduira les enquêteurs, au bout de quatre mois, jusqu'à Frédéric Sevrin. 

La famille souhaite que M. Sevrin ne sorte plus, qu'il reste en prison - Anne Cesbron

L'accusé qui va comparaître pendant deux jours est un homme au "profil inquiétant" souligne Me Anne Cesbron. Et au casier bien chargé : 17 condamnations, dont une pour meurtre déjà en 1995. Il sera donc jugé en récidive. Et la famille de Wilfried espère que la justice saura mettre un terme à ce parcours criminel : "La famille souhaite que Wilfried soit sa dernière victime et le meilleur moyen, c'est que M. Sevrin ne sorte plus, qu'il reste en prison. Elle ne comprendrait pas qu'il puisse ressortir d'ici quelques années." Suite à sa première condamnation pour meurtre, Frédéric Sevrin avait purgé onze des vingt années de réclusion prononcées par les jurés. Cette fois, il encourt la perpétuité.