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Faits divers – Justice

Savoie : des surveillants bloquent la prison d'Aiton pour dénoncer le manque de moyens

jeudi 12 novembre 2015 à 9:56 - Mis à jour le jeudi 12 novembre 2015 à 11:24 Par Virginie Salanson, France Bleu Isère, France Bleu Pays de Savoie et France Bleu

Les surveillants de la prison d'Aiton, en Savoie, manifestent devant la prison ce jeudi matin. Ils bloquent toutes les entrées et sorties de l'établissement pour dénoncer le manque de moyens. Ce qui pose problème au procès du drame d'Échirolles, en Isère, où trois détenus doivent comparaître.

Les surveillants dénoncent un manque d'effectif grandissant.
Les surveillants dénoncent un manque d'effectif grandissant. © Radio France - Mélodie Viallet

Pas de parloir, pas de visite d'avocat, pas de livraison, pas d'extraction judiciaire pour les comparutions devant la justice... Ce jeudi matin, depuis 6h30, des surveillants de la prison d'Aiton, en Savoie, bloquent toutes les entrées et sorties de l'établissement. Des pneus ont été brûlés toute la matinée devant les portes, dégageant une épaisse fumée.

Cette manifestation pose problème aux assises de l'Isère puisque que trois détenus sont extraits chaque matin de la prison d'Aiton pour comparaître au procès du drame d’Échirolles. L'audience devait reprendre ce jeudi matin à 9h00, mais les détenus n'ayant pu être extraits, elle a été repoussée à partir de 14h30, ce jeudi après-midi, à condition que l'établissement soit débloqué.

"Nous sommes 102 pour gérer 550 détenus !"

C'est une décision de la direction régionale des services pénitentiaires à Lyon qui a déclenché ce mouvement des surveillants de prison savoyards explique le délégué du syndicat pénitentiaire UFAP-Unsa, Pascal Gaudot. "C'est incompréhensible ! La directrice inter-régionale des services pénitentiaires de Lyon a choisi de ne pas nous accorder de personnel alors qu'elle avait 99 sorties d'école à distribuer. On va toucher un stagiaire d'ici quinze jours (...) avec aucune possibilité d'avoir plus de personnel d'ici le mois de juin 2016 ! C'est une catastrophe, ça veut dire plus de repos hebdomadaire, déjà que les agents bénéficient d'à peine trois repos hebdomadaires par mois."

Un préavis de grève national (UFAP-Unsa, CGT et FO) a été déposé pour lundi prochain, 16 novembre.

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