Faits divers – Justice

Savoie : y-a-t-il de l'argent "sale" à Courchevel ?

Par Christophe Tourné, France Bleu Pays de Savoie jeudi 17 juillet 2014 à 10:41

Vue aérienne de Courchevel 1850.
Vue aérienne de Courchevel 1850. © Creative commons - Nikgrech

La Justice s'intéresse à certains investissements immobiliers dans la très chic station de Courchevel. La provenance des fonds peut s'avérer douteuse, en particulier pour deux chalets de cent millions d'euros, dont le propriétaire russe a été arrêté dans le cadre d'une enquête sur de présumés détournements d'argent. Le parquet de Chambéry a été alerté.

300 millions chaque année

La Justice enquête sur de possibles blanchiments d'argent dont aurait bénéficier l'immobilier à Courchevel. Quelques 300 millions d'euros sont investis chaque année dans la luxueuse station de ski savoyarde. Spa, piscine à cascade, salle de cinéma privée, rien n'est trop beau dans ces hôtels cinq étoiles et ces immenses chalets qui poussent comme des champignons en été.

Deux palaces construits pour 100 millions d'euros sont au coeur d'une des enquêtes ouvertes

Leur propriétaire, soupçonné de détournement de fonds par la Russie, a été arrêté à Saint-Tropez l'été dernier. Investissements douteux en provenance de paradis fiscaux, entre les milliardaires propres et ceux qui le sont peut-être un peu moins, une chose est sûre, Courchevel a bien changé en cinquante ans. Le petit hameau de montagne est devenu LA station hupée des Pays de Savoie. Les plus anciens habitants ont vécu cette métamorphose et regrettent, pour certains, les anciens temps.

Courchevel vu par ses habitants, reportage de Jules Brélaz

Les enquêtes judiciaires véhiculent une mauvaise image pour la station selon Philippe Mugnier, le maire de Courchevel.

Philippe Mugnier , maire de Courchevel

Le prix moyen des chalets atteint les 12.000 euros au mètre carré à Courchevel. Les acquéreurs se font rare au delà de 10 millions d'euros, selon une société d'immobilier, qui constate que le marché se heurte à un cap psychologique notable en ce qui concerne les biens valant plus de 20 millions d'euros.