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Faits divers – Justice

SCB : l’ardoise définitive

mardi 8 janvier 2019 à 15:26 Par Hélène Battini et Jean Pruneta, France Bleu RCFM

Pendant que l'équipe actuelle, dirigeante et sportive du SCB, essaye de redonner des couleurs et de rebâtir le club, la justice continue son travail sur la faillite de l'ancienne équipe dirigeante qui a conduit le Sporting à la relégation en championnat amateur et laissé le club sur la paille.

Le mandataire liquidateur a validé les demandes de 115 créanciers pour une dette totale de 12,5 millions d'euros.
Le mandataire liquidateur a validé les demandes de 115 créanciers pour une dette totale de 12,5 millions d'euros. © Maxppp - maxppp

Corse, France

Cette suite n'est pour l'instant que commerciale avec une nouvelle étape franchie ces jours derniers : l'évaluation définitive des dettes du SCB au moment de sa liquidation judiciaire il y a un an et demi.

Dépôt de l'état définitif des créances

C'est la fin de la première partie du travail du mandataire liquidateur : il vient de déposer au Tribunal de Commerce la liste définitive des dettes du Sporting après avoir épluché pendant un an et demi les comptes du club et reçu divers créanciers. Un travail de fourmi qui a porté Me Bernard Roussel à valider les demandes de 115 créanciers pour une dette totale de 12,5 millions d'euros. 12,5 millions sur les 27,5 millions annoncés au départ. C'est donc la dette retenue de la SASP, la société anonyme qui gérait la structure professionnelle sous les ordres de Pierre-Marie Geronimi. Parmi les "victimes", deux grandes catégories : les impôts et les caisses sociales, plus de la moitié des dettes et le milieu du foot, d'anciens joueurs, des agents ou des entraineurs. La troisième partie concerne des entreprises publiques ou privées.

Quelques exemples dans le football 

Le SCB n'a pas payé le transfert du défenseur suédois Pierre Bengtson, 210 000 euros au club allemand de Mayence. 237.000 euros non payés à Monaco pour le prêt de Saint Maximin, 320 000 euros à l'espagnol de Barcelone pour l'achat de Bifouma ou encore 325 000 euros à Wolverhampton pour le prêt d'Oniangué et 450 000 euros au club Ghanéen d'Accra qui a formé Lassana Coulibaly.

Parmi les autres victimes, Didier Tholot, entraineur adjoint de Claude Makélélé, François Modesto, François Ciccolini. Et puis des "éléments" plus flous comme ces 750 000 euros à une société d'agents de joueurs, Just 4 player et cette banque allemande, la MHB Bank de Francfort ou se trouve une dette de 520 000 euros sans que l'on sache à quoi elle est liée.

Un dossier loin d'être bouclé

Ce passif établi par le liquidateur n'est pas encore définitif : il peut évoluer dans la mesure où pour un mois maintenant des réclamations contentieuses peuvent être déposées par les créanciers. Pendant ce temps le liquidateur lance sa deuxième mission : récupérer des actifs auprès de ceux qui devaient de l'argent au club (subventions, TVA, dettes etc...) et ventes d'objets appartenant au club.          Objectif : récupérer des actifs qui viendront se déduire des 12,5 millions pour laisser un passif net. Certains vont pouvoir récupérer de l'argent s'il s'agit de salaires en priorité ou les caisses sociales, mais beaucoup peuvent se préparer à faire une croix sur leur demande. Ce n'est qu'après cela que le Tribunal de Commerce convoque les parties pour clôturer cette opération de liquidation, ce qui devrait prendre encore une à deux années.