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Valence : manifestation contre le constructeur de maisons Groupe Avenir

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Par , , France Bleu Drôme Ardèche

Une vingtaine de manifestants se sont rassemblés ce samedi devant le siège du groupe de construction de maisons Avenir, à Valence (Drôme). Ils se disent tous victimes du constructeur, l'entreprise parle d'accusations trompeuses.

Ils se sont rassemblés devant le siège du groupe Avenir pour dénoncer ce qu'ils appellent des "pratiques illicites"
Ils se sont rassemblés devant le siège du groupe Avenir pour dénoncer ce qu'ils appellent des "pratiques illicites" © Radio France - Claire Guédon

[Mise à jour au 22 juin 2021 ] Trois des personnes s'exprimant dans ce reportage ont, depuis, été déboutées de leur action en justice à l'encontre du constructeur et leurs maisons ont été jugées en état d'être réceptionnées.

Les manifestants qui se sont rassemblés devant le siège du Groupe Avenir à Valence racontent la même histoire : ils ont signé des contrats de maisons sur plan, contracté un crédit, mais ne peuvent toujours pas s'installer.

Sylvain a acheté sa maison il y a quatre ans, pour 172 000 euros, mais n'y habite toujours pas. "Ils n'ont pas voulu raccorder la pompe à chaleur, il n'y a pas de chauffage. La maison est inhabitable", s'époumone le père de famille. Cela fait un an qu'il est en bataille juridique contre le groupe de constructeurs. En plus de l'achat de sa maison, c'est 20 000 euros supplémentaires qu'il a dû débourser pour payer ses frais d'avocats notamment. À ses côtés, sa femme, Delphine, les yeux rouges et cernés."Ils veulent qu'on craque. Mais on tient bon. Il faut se battre", abonde-t-elle, dépitée.

"On a mis toutes nos économies dans ce projet", Toufika, une des victimes 

Il y a un an un collectif de victimes a été créé. Toufika en fait partie, elle est venue depuis Toulouse aujourd'hui pour exprimer sa colère. Depuis deux ans, les travaux de sa maison sont à l'arrêt, sans explication. Pour l'instant, la banque a gelé ses mensualités de crédit, mais elle ne va pas pouvoir tenir longtemps. "Je paye mon loyer actuel 650 euros, quand la banque va réclamer que je commence à payer mon crédit, je vais devoir payer 1 650 euros par mois. Je ne gagne même pas 1 650 euros par mois. Je ne sais pas où je vais faire dormir mes enfants", explique cette mère de famille. Elle ajoute "On a mis toutes nos économies dans ce projet, on s'est endettés pour 25 ans, et on est traités comme des malpropres."

Des "rêves" brisés 

Dans la foule, un autre Sylvain, il vient d'Isère. Il a pu s'installer dans sa maison, en 2014, mais dans un état "déplorable" : "La maison est penchée de cinq centimètres, elle est fissurée. On vit dans une maison qui craque, les murs bougent. C'est traumatisant." Lui aussi a entamé une procédure judiciaire, mais il n'y croit plus. Il est venu aujourd'hui pour les autres, les soutenir. Le collectif de victimes revendique 200 membres dans toute la France. 

"Quelques situations conflictuelles sur plus de 10.000 logements créés" répond le Groupe Avenir

Dans un communiqué qu'il nous a adressé, le Groupe Avenir reconnait quelques situations conflictuelles mais souligne : "Notre société construit des maisons individuelles depuis 2002. A ce titre, elle a déjà permis à plus de dix mille familles de créer leur logement et d'y installer leur foyer. Sur le volume important de maisons que nous réalisons, il peut y avoir des problématiques, des retards, des défauts de communication, mais tous les membres de notre société et particulièrement notre dirigeant, ont toujours mis un point d'honneur - en plus des obligations légales et contractuelles qui nous incombent - à trouver des solutions pour permettre le bon déroulement de nos constructions et satisfaire nos clients."

Des accusations trompeuses

Pour le groupe, les propos tenus par les manifestants sont parfois de mauvaise foi pour ne pas dire diffamatoires, certains tronquant la réalité de leur dossier. Certaines personnes jugent leur maison inhabitable quand une expertise judiciaire dit le contraire, d’autres affirment ne plus avoir d’argent alors qu’elles ont reçu des provisions importantes de pénalités de retard. Par ailleurs, « les accusations sur des prétendues pratiques pénalement répréhensibles brandies par nos détracteurs ne sont étayées par aucun fait. Les plaintes pénales à notre encontre n'existent pas. » 

Une société respectacle et des salariés affectés par ces fausses imputations

Ces attaques sont vécues en interne comme une injustice. « Nous sommes une société respectable, reconnue, et dont les salariés, partenaires et collaborateurs ont été profondément troublés et affectés par ces fausses imputations. Ils ont pu être interpellés par leurs proches, amis, connaissances. Ces actions nuisent aux personnes, humaines, qui contribuent à notre société. Nous n’avons aucun intérêt à rendre nos clients insatisfaits et nous veillons à résoudre dans les meilleures conditions les problèmes qui peuvent survenir lors de la construction de nos maisons. "

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