Faits divers – Justice

Attentat sur les Champs-Élysées : "En s'attaquant à la police, on s'attaque à un symbole démocratique"

Par Olivia Cohen, France Bleu Alsace et France Bleu Elsass vendredi 21 avril 2017 à 9:43

Un policier a été tué, l'acte a été revendiqué par l'Etat islamique
Un policier a été tué, l'acte a été revendiqué par l'Etat islamique © Maxppp -

Au lendemain d'un attentat sur les Champs-Elysées ce jeudi soir qui a causé la mort d'un policier et fait trois blessés, Sébastien Gérardin, secrétaire départemental dans le Bas-Rhin pour le syndicat de police Alliance, dénonce l'irresponsabilité des candidats qui veulent désarmer la police.

Un attentat a eu lieu aux Champs-Elysées à Paris ce jeudi soir, un attentat revendiqué par l'Etat islamique : un policier a été tué, deux autres blessés, ainsi qu'une touriste. L'assaillant a quant à lui été abattu, il s'agit d'un Français de 39 ans, visé par une enquête anti-terroriste.

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Sébastien Gérardin, secrétaire départemental dans le Bas-Rhin pour le syndicat de police Alliance, adresse un message de soutien à la famille du collègue assassiné :

Sous l'uniforme, on aura tous une boule au ventre aujourd'hui. En s'attaquant à la police, on s'attaque à un symbole démocratique.

Un manque de moyens pour faire face ?

À chaque attentat, une question : les forces de l'ordre ont-elles assez de moyens pour lutter contre la menace terroriste ? Sébastien Gérardin nuance ce problème :

L'assaillant est arrivé sur l'avenue en voiture, on ne peut pas contrôler le contenu de toutes les voitures et de tous les sac à dos sur l'un des endroits les plus fréquentés de la capitale. Oui, on a des problèmes d'effectif, d'équipements par ailleurs mais sur ce type d'agressions, on est opérationnel !

À trois jours du premier tour, nul doute que cet attentat aura des conséquences sur la présidentielle, Sébastien Gérardin appelle donc les candidats à prendre leurs responsabilités :

On attend d'eux une attitude responsable et lucide, et un programme responsable. Il est inadmissible d'entendre certains candidats, comme Philippe Poutou, parler désarmer la police voire de la supprimer. Si on imagine que la police peut être désarmée, il faut venir avec nous sur le terrain pour se rendre compte que c'est impossible.

Des investigations se poursuivent pour retrouver d'éventuels complices. Un hommage national sera rendu au policier assassiné.

Sébastien Girardin, secrétaire départemental du syndicat de police Alliance dans le Bas-Rhin.