Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Sécurité nucléaire : le crash d'un drone sur la centrale du Bugey démontre des failles selon Greenpeace

mardi 3 juillet 2018 à 11:09 Par Benoît Martin et Pierre-Jean Pluvy, France Bleu Cotentin, France Bleu Drôme Ardèche, France Bleu Isère, France Bleu Pays de Savoie et France Bleu

Un drone de l'organisation Greenpeace s'est volontairement écrasé dans la nuit de lundi à mardi sur un bâtiment abritant une piscine d'entreposage du combustible nucléaire de la centrale du Bugey dans l'Ain. l'ONG dénonce ainsi une nouvelle fois le manque de sécurité autour des sites nucléaires.

Le drone de Greenpeace a été projeté contre les piscines de stockage du combustible nucléaire.
Le drone de Greenpeace a été projeté contre les piscines de stockage du combustible nucléaire. © Maxppp - Vincent Isore

Greenpeace dénonce depuis longtemps les conditions de sécurité autour des sites nucléaires français, notamment les risques liés à l'entreposage du combustible nucléaire dans des piscines "insuffisamment protégées" selon l'organisation. 

"Superman" projeté contre les piscines

Dans la nuit du lundi 2 au mardi 3 juillet 2018, un drone déguisé en Superman a donc survolé la centrale du Bugey dans l'Ain, avant d'être projeté par son pilote sur le bâtiment abritant la piscine d'entreposage du réacteur numéro deux. "Il n'y a eu aucune réaction de la part d'EDF et des services de sécurité", souligne Yannick Rousselet. Chargé des questions nucléaires chez Greenpeace, le Manchois a suivi l'opération depuis Paris. "Nous voulions montrer que malgré nos alertes répétées, il est toujours aussi facile de projeter un appareil contre ce type de bâtiments. Un second drone a filmé la scène" poursuit Yannick Rousselet. 

Un rapport sur la sûreté nucléaire sur le point d'être publié

L'opération menée la nuit dernière intervient alors qu'un rapport de la Commission d'enquête sur la sûreté nucléaire doit être remis au gouvernement le 4 juillet et publié dès le lendemain. C'est la première fois que des parlementaires rendent un rapport sur la sécurité des sites nucléaires français, c'est-à-dire sur leur vulnérabilité face à d'éventuelles attaques extérieures et non plus face au danger du nucléaire en lui-même.  "Le crash n'a provoqué aucun dégât, ça n'était évidemment pas notre but", termine Yannick Rousselet.