Faits divers – Justice

Sécurité publique à Brazey-en-Plaine : le policier municipal sera armé

Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne mercredi 21 septembre 2016 à 18:55

Le maire de Brazey-en-Plaine, Gilles Delepeau, en compagnie d'Hervé Magret, policier municipal
Le maire de Brazey-en-Plaine, Gilles Delepeau, en compagnie d'Hervé Magret, policier municipal © Radio France - Jacky Page

Une réunion publique s'est tenue ce mercredi soir à Brazey-en-Plaine, sur le thème de la sécurité, avec la gendarmerie le maire et le policier municipal. Car dans cette commune de 2500 habitants dans le Val de Saône, on ne badine pas avec la sécurité.

Brazey-en-Plaine s’est dotée en 2013 d'un réseau Voisins vigilants, appelant les habitants à signaler aux autorités les faits et gestes suspects dans la commune. Un système qui selon le maire, Gilles Delepeau, a fait ses preuves. Le nombre de cambriolages a diminué. Les habitants signalent régulièrement des faits, comme des personnes qui font du porte-à-porte. Le policier municipal va vérifier que l’individu est bien habilité à se livrer à cette activité et n’a pas d’intentions malveillantes.

La municipalité de Brazey-en-Plaine a aussi un projet de caméras de vidéo protection. A 10.000 euros pièce, elle comptait sur une subvention de l’État, mais le projet n'a pas été retenu. Gilles Delepeau compte tout de même installer deux ou trois caméras sur la place principale de la commune où se trouvent l'église, la mairie, et des commerces, un point stratégique où des rassemblements nocturnes peuvent parfois dégénérer.

« Les temps ont changé, les événements ont montré que le danger était présent y compris en milieu rural »

Et puis donc, il y a ce projet de fournir une arme de poing, un revolver, au policier municipal. Celui-ci, Hervé Magret, porte déjà un gilet pare-balles. « Je ne sais pas à qui j’ai affaire lorsque je procède à un contrôle d’identité. Une arme sera dissuasive par rapport à des cambrioleurs, et en cas d’attentat, elle permettra d’agir comme primo-intervenant, tout en respectant le code de procédure pénale ». Un code que connaît bien le policier, qui a passé 25 ans dans la gendarmerie. Un profil qui a été déterminant, explique le maire, dans le choix d’armer sa police municipale.

« Les temps ont changé, il y a deux ans quand nous avons recruté le policier, nous ne jugions pas utile de l’armer. Mais les derniers événements ont montré que le danger était très présent, y compris en milieu rural ». Un avis partagé par certains habitants « On n’est pas en Amérique, mais l’insécurité régnant maintenant… » approuve une retraitée. Une jeune femme va également dans ce sens ; « en cas de problème ce serait une sécurité supplémentaire ». Mais un homme ne voit pas l’intérêt de ce policier municipal armé : « Il n’y a pas de grande délinquance ici. C’est pour jouer au cow-boy. Après, c’est la porte ouverte à n’importe quoi ».

La demande d’armement suit son cours dans les services de la préfecture.