Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Attentat de Conflans-Sainte-Honorine

Sedan : deux lycéens placés en garde à vue après des incidents lors de l'hommage à Samuel Paty

-
Par , France Bleu Champagne-Ardenne, France Bleu

Deux lycéens de 15 ans ont été placés en garde à vue puis présentés à un juge cette semaine. L'un des deux est accusé d'avoir fait l'apologie du terrorisme lors d'un cours organisé dans le cadre de l'hommage à Samuel Paty. Les faits se sont produits au sein du lycée Le Château de Sedan (Ardennes).

Le lycée professionnel "Le Château" de Sedan (Ardennes).
Le lycée professionnel "Le Château" de Sedan (Ardennes). - Capture d'écran Google Street View

Les propos sont d'une extrême violence. Deux lycéens ont été placés en garde à vue à Sedan, ce mardi 10 novembre 2020, selon une information de l'Union, confirmée par le procureur de la République de Charleville-Mézières, Laurent De Caigny. Scolarisés en seconde, au sein du lycée professionnel Le Château de Sedan, les deux adolescents de 15 ans sont soupçonnés d'avoir fait l'apologie du terrorisme. Le procureur de la République précise que les faits se sont passés lors d'un cours autour de la liberté d'expression, mené dans le cadre de l'hommage à Samuel Paty, le 2 novembre dernier

L'un des lycéens cautionne l'attentat et "aurait décapité Macron"

Joint par France Bleu Champagne-Ardenne, le magistrat explique que l'un des adolescents a trouvé "normal" l'attentat perpétré à l'encontre de l'enseignant décapité, il aurait ajouté que s'il avait été à la place de l'assaillant, "il aurait décapité le président de la République, Emmanuel Macron". Des idées partagées par le second lycéen, celui-ci s'en est excusé lors de sa garde à vue : "il voulait faire le malin", résume Laurent de Caigny.

Suite à ce premier incident, le premier adolescent a récidivé alors que sa professeure prenait l'exemple d'un commerçant turc, dans le cadre d'un exercice. "Il a revendiqué ses origines turques même s'il est né en France. Il a insulté son enseignante, kabyle, de 'traître à sa race'", précise le procureur de la République en ajoutant que l'adolescent en question évolue dans un cadre familial très complexe.

Pas d'apologie du terrorisme, selon le juge : le parquet fait appel

Les deux lycéens ont été présentés à un juge des enfants, mercredi 11 novembre. Le juge "a refusé" la mise en examen pour apologie du terrorisme. Ne comprenant pas cette décision, le parquet a décidé de faire appel ce jeudi 12 novembre. "Le cas le plus grave est sans doute celui du premier lycéen ", estime Laurent de Caigny puisqu'il ne se serait pas excusé. Ce que conteste la mère de l'adolescent, affirmant qu'il s'est par la suite excusé dans une lettre adressée à sa professeure. Le lycéen est, pour l'instant, mis en examen pour outrage et fait l'objet d'un suivi

L'autre jeune a été pris en charge par sa famille.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess