Faits divers – Justice

Seine-Maritime et Eure : trois questions sur l'exercice "attentat-intrusion"

Par Bénédicte Courret et la rédaction, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) jeudi 13 octobre 2016 à 5:00

Les établissements scolaires de Seine-Maritime et de l'Eure testent leurs plans de sécurité ce jeudi (illustration).
Les établissements scolaires de Seine-Maritime et de l'Eure testent leurs plans de sécurité ce jeudi (illustration). © Maxppp - Pascal Bonnière

Un exercice de sécurité "attentat-intrusion" est mené ce jeudi en Seine-Maritime et dans l'Eure dans les établissements scolaires pour tester les plans dits "de mise en sûreté". Le scénario de l'exercice est basé sur l'hypothèse d'une attaque terroriste.

Au total, 300.000 personnes sont impliquées dans l'exercice de sécurité "attentat-intrusion" mené ce jeudi en Seine-Maritime et dans l'Eure. Il s'agit de tester les plans particuliers de mise en sûreté (PPMS) des établissements scolaires des deux départements. Scénario choisi : simuler une attaque terroriste. France Bleu vous explique le dispositif prévu en trois questions.

Comment se déroule l'exercice ?

L'exercice doit être déclenché à 9h30 ce jeudi matin. Grâce à un logiciel spécifique, les deux préfectures préviennent les maires du territoire qu'une attaque terroriste est en cours. Les élus avertissent ensuite tous les établissements scolaires de leurs communes qu'ils doivent activer leur plan de mise en sûreté et le rectorat fait le même travail d'information simultanément. Les directeurs d'écoles sont en lien avec les autorités pour recevoir les consignes une fois qu'ils se sont lancés dans l'exercice. "Il est essentiel d'adapter les exercices à l'âge des enfants" précise le descriptif mis en ligne sur le site du ministère de l'Éducation nationale. A 11h, les établissements font le point et tentent de pallier d'éventuelles failles de leur dispositif.

Qui est concerné ?

Tous les établissement scolaires disposent d'un plan de mise en sûreté : écoles, collèges, lycées, instituts médico-éducatifs, etc. Ces plans sont testés régulièrement. Ils existent depuis 2002 et permettent de "développer la culture du risque en milieu scolaire" explique la préfecture de Seine-Maritime. Dans le contexte actuel de plan vigipirate et de menaces terroristes, le risque attentat a été ajouté au dispositif par une circulaire ministérielle écrite après les attentats menés à Paris en novembre 2015.

L'exercice de sécurité est-il obligatoire ?

Cet exercice n'est pas obligatoire mais les établissements scolaires qui n'y participeront pas ce jeudi devront quand même en organiser un d'ici la fin de l'année scolaire. L'exercice ne fait pas l'unanimité chez les parents d'élèves et les enseignants qui évoquent la possibilité qu'il traumatise les enfants.

Les "Rencontres de la sécurité" du 12 au 15 octobre

Cet exercice de sécurité est mené dans le cadre de "Rencontres de la sécurité" organisées du 12 au 15 octobre et ponctuées d'animations et d'interventions menées par des représentants de la police, de la gendarmerie nationale ou encore de la brigade de prévention de la délinquance juvénile (voir le programme complet en Seine-Maritime ci-dessous en PDF).

Dans l'Eure, ces Rencontres de la sécurité se traduisent par l'installation d'un "village de la sécurité" le samedi 15 octobre de 10h à 17h30 sur la place de la mairie d'Evreux.

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