Faits divers – Justice

Seine-Saint-Denis : quinze personnes interpellées un an après le meurtre d'un adolescent

Par Martine Bréson, France Bleu Paris et France Bleu lundi 7 novembre 2016 à 13:38

Police.
Police. © Maxppp -

Une quinzaine de jeunes ont été arrêtés lundi matin dans une cité de Seine-Saint-Denis. Une interpellation qui intervient un an après le meurtre d'un adolescent de 16 ans à Pantin.

Une quinzaine de jeunes ont été interpellés lundi matin en Seine-Saint-Denis. Les arrestations ont eu lieu pour la plupart dans la cité des 4000 à La Courneuve. Deux autres personnes, déjà écrouées, ont été extraites de leur cellule. Un an après le meurtre d'un adolescent de 16 ans au cours d'un règlement de compte entre bandes rivales, la police s'intéresse donc de près à dix-sept personnes en tout. La plupart sont âgées d'une vingtaine d'années, certaines étaient mineures au moment des faits.

La mort de l'adolescent avait provoqué une forte émotion à Aubervilliers, sa ville d'origine. Des centaines de personnes avaient participé à une marche blanche.

Une logique de rivalité absurde

En octobre 2015, une dizaine de personnes avaient tuées Fossary Sanha de plusieurs coups de couteau. L'adolescent de 16 ans avait été laissé gisant dans son sang sur le trottoir à Pantin. Ses assaillants avaient pris la fuite à bord d'une voiture retrouvée à La Courneuve. "On est dans une logique de rivalités complètement absurde, dont on ne connait pas précisément l'origine, entre deux groupes de jeunes", explique une source policière.

Loi du silence

Pour arriver à ces arrestations, il a fallu un travail de longue haleine "de police scientifique, ADN, téléphonie". C'est ce qui a permis le ciblage des dix-sept personnes interpellées. Chargée de l'enquête, la police judiciaire de Seine-Saint-Denis avait été confrontée à une implacable loi du silence sur ce meurtre. "On partait de très loin, précise la police, on avait peu de choses à exploiter et peu de témoignages". Les enquêteurs vont devoir maintenant démêler les informations pour savoir qui a fait quoi et affiner les responsabilités individuelles. Les gardes à vue peuvent durer quatre jours.