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Sens : un homme de 26 ans condamné à un an de prison ferme pour harcèlement sur Instagram

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Par , France Bleu Auxerre

Un Sénonais a été condamné à un an de prison ferme ce mardi par le tribunal de Sens dans l'Yonne. Depuis 2019 il harcelait, insultait et menaçait des jeunes femmes habitant dans les environs par le biais de réseaux sociaux, avec le comportement d'un prédateur, selon le parquet.

A Sens, quatorze victimes de ce harceleur ont été identifiées au cours de l'enquête de gendarmerie
A Sens, quatorze victimes de ce harceleur ont été identifiées au cours de l'enquête de gendarmerie © Radio France - Renaud Candelier

"C'est le procès d'une lâcheté", commente l'avocat de la défense lors des plaidoiries. La lâcheté, c'est celle de ce Sénonais de 26 ans, informaticien, vivant chez des ses parents, "quelqu'un qui ne sort jamais, isolé socialement, une existence sans relief", poursuit Thierry Fleurier, "un jeune homme qui est très complexé par son physique, même si on ne comprend pas bien pourquoi et qui a besoin d'un exutoire". 

Une violence contre les femmes déversée sur internet

Cet exutoire, c'est principalement le réseau social Instagram, sur lequel il cherche des filles et des jeunes femmes habitant à Sens. Il les ciblait entre 16 ans et 25 ans explique son avocat. Ses victimes, il les insulte et surtout les menace. "Je vais venir te casser tes dents", "je vais te retrouver, j'ai tes photos", "sale blanche, je vais t'attraper", "si je te croise sur Sens, tu es morte", voilà quelques-uns des messages envoyés aux victimes. D'autres encore plus crus, à caractère sexuels sont lus à l'audience, parfois accompagnés de menaces de viol. 

Un déferlement de haine que le prévenu a du mal à expliquer - Renaud Candelier

Quatorze victimes sont identifiées au cours de l'enquête et une quinzaines d'autres n'auraient pas porté plainte selon nos informations. Une enquête menée par la gendarmerie de Sens après que plusieurs plaintes n'auront pas été prises au commissariat. 

Une affaire de harcèlement en ligne pas prise au sérieux par la police de Sens - Renaud Candelier

Des jeunes femmes qui racontent à l'audience la peur qui les accompagne au quotidien. Car dans certains messages, l'homme décrivait leur tenue du jour, prouvant qu'il les surveillait. A la barre, le prévenu reconnait la plupart des faits et présente d'emblée ses excuses. Mais face à des magistrats qui cherchent à comprendre pourquoi il faisait cela, l'homme se tait. Après trois heures de questions, il finit par s'expliquer : "j'étais attiré par ces femmes. Mais j'ai l'impression que les femmes ne me regardent pas. Alors j'ai développé une haine." 

"Il a un côté pervers. C'est quelqu'un qui choisit ses victimes" - Yacine Benmohamed, substitut du procureur

Malgré les excuses répétées, l'avocate d'une des victimes rétorque : "j'ai du mal à ressentir l'empathie de monsieur pour les victimes. Je ne suis pas sûre qu'elles soient rassurées." "Ce n'est pas juste un mal-être", commente le procureur, "c'est un problème très profond que vous avez. Il y a eu des propos inimaginables, d'une particulière violence. Monsieur à un côté pervers dans sa personnalité qui m'inquiète. C'est quelqu'un qui a le comportement d'un prédateur, qui choisit ses victimes." 

Interdiction de paraître dans l'Yonne

Le tribunal prononce à l'encontre du prévenu une peine d'un an de prison ferme, assortie d'un an avec sursis. Il sera aussi assujetti à une obligation de soins psychologiques et de travail pendant trois ans, avec interdiction de paraître dans l'Yonne. Le harceleur devra aussi indemniser les victimes qui se sont portées parties civiles. Un total de 7 000 euros de dommages et intérêts.

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