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Sept ans de prison ferme pour avoir tenté de se suicider avec ses enfants dans l'Yonne

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Par , France Bleu Auxerre, France Bleu
Auxerre, France

En 2014, ce père de famille icaunais avait précipité sa voiture avec ses quatre filles, âgées de 4 à 9 ans, du haut d'une falaise dans le Vézelien. Tous s'étaient miraculeusement tirés de cette chute de plus de 40 mètres. Vendredi, il a écopé d'une peine de sept ans de prison ferme.

La cour d'assises d'Auxerre
La cour d'assises d'Auxerre © Radio France - Lisa Guyenne

Sept ans, une peine équilibrée, à la juste mesure des actes de l'accusé, juge Bernard Revest, l'avocat des quatre filles et de leur mère. "On ne pouvait pas laisser passer cela, c'est quand même une tentative d'assassinat avec préméditation. Une peine aménageable ou plus courte, cela aurait été une sorte de mépris pour l'idée que l'on se fait de la vie humaine", a-t-il déclaré en sortie d'audience.

Une famille "catastrophique"

Le quinquagénaire, âgé de 47 ans au moment des faits, a aussi été déchu de son autorité parentale. Logique, selon Maître Revest. "Je trouve cela juste. Il n'a pas montré une dignité suffisante dans ce que doit être un père."

Le rôle d'un père, c'est justement ce dont il était question pendant ces trois jours d'audience. L'avocat de la défense, Franck Princet, a rappelé le contexte familial très précaire de son client : "C'est catastrophique. On a des fratries très nombreuses [l'accusé a eu neuf enfants avec cinq femmes différentes, et a lui-même neuf frères et soeurs], l'alcoolisme est omniprésent, avec la violence qui en découle, de la violence avant l'alcoolisme également, des tromperies, des adultères..." a énuméré l'avocat. 

"Le couple buvait et se frappait souvent"

Il est vrai qu'au cours du procès, les déclarations des nombreux témoins auditionnés ont livré une vision accablante de cette famille. L'accusé et son ex-compagne se disputaient régulièrement, "ils buvaient et se frappaient souvent", selon un témoin. D'ailleurs, de l'avis de tous, c'était elle la véritable cible de son acte suicidaire. "Les enfants ont été pris en otage au milieu de cette relation toxique", notait l'avocat général pendant sa plaidoirie. 

Du propre aveu de Maître Princet, "C'est une suite logique qui a amené mon client ici. Ce sont des familles p_lus décomposées que recomposées_. Et qui trinque ? Ce sont les enfants."

Des enfants aujourd'hui âgées de 9 à 13 ans, absentes de ce procès. Encore extrêmement marquées par le drame, elles sont aujourd'hui suivies par des éducateurs. 

Par ailleurs, le père devra verser 71 500 € à ses enfants et son ex-compagne au titre du préjudice physique et moral. 

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