Faits divers – Justice

Neuf personnes en garde à vue après l'enlèvement de Jacqueline Veyrac à Nice

Par Isabelle Lassalle, France Bleu Azur et France Bleu jeudi 27 octobre 2016 à 12:36 Mis à jour le jeudi 27 octobre 2016 à 18:11

Le procureur de la République, Jean-Michel Prêtre.
Le procureur de la République, Jean-Michel Prêtre. © Maxppp -

Neuf suspects ont été placés en garde à vue ce jeudi à Nice dans l'enquête sur l'enlèvement de Jacqueline Veyrac, la propriétaire d'un grand hôtel de luxe sur la Côte d'Azur. Elle a été retrouvée saine et sauve, mercredi, deux jours après son enlèvement.

Ces arrestations interviennent dans le cadre de l'enquête sur l'enlèvement de Jacqueline Veyrac, retrouvée saine et sauve mercredi, après 48 heures de séquestration. Parmi les neuf suspects placés en garde à vue ce jeudi, figure un certain Tintin, paparazzi, spécialisé dans les clichés de stars, d'une quarantaine d'années, reconverti en détective privé.

Neuf personnes interpellées

Le photographe interpellé aurait été employé par les ravisseurs pour prendre en filature riche femme d'affaires avant son enlèvement et établir son planning, selon plusieurs médias. Mais cette information était impossible à confirmer dans l'immédiat. Le procureur, comme la police, ne communiquent qu'à minima pour ne pas compromettre l'enquête sur cet enlèvement "parfaitement organisé et prévu à l'avance", selon le procureur de la République, Jean-Michel Prêtre.

Au moins une personne, dans l'entourage de Jacqueline Veyrac, est également entendue par la police judiciaire de Nice. Les gardés à vue sont Niçois, ils ont de 20 à plus de 60 ans et certains sont déjà connus des services de police.

Enfin, d'après une source proche du dossier, il est probable que ce soit le même commanditaire qui ait déjà tenté d'enlever la riche septuagénaire niçoise en 2013. En revanche, les auteurs de l'enlèvement de cette semaine ne seraient pas les mêmes.

Retrouvée 48h après son enlèvement

Jacqueline Veyrac a été entendue par les enquêteurs dès mercredi, après sa libération. Elle a été libérée mercredi, vers midi, après avoir passé 48 heures bâillonnée et ligotée dans un petit utilitaire. Les policiers étudient ses déclarations, et notamment la question de savoir qui s'est occupé d'elle pendant sa séquestration.

"On est à la fin d'un drame, mais l'affaire continue", a précisé mercredi soir Jean-Michel Prêtre, évoquant "une enquête de police qui a pris une ampleur considérable avec des moyens techniques qui devraient apporter des résultats très bientôt".

"Il y a quelque chose qui reste en relation très personnelle avec la victime, cela reste l'hypothèse forte", a-t-il dit, en excluant un kidnapping contre rançon comme cela peut exister en Europe de l'Est ou en Amérique latine.

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