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Faits divers – Justice DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Sept gilets jaunes interpellés samedi jugés en comparution immédiate

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Par , France Bleu Vaucluse

À l'issue de leurs gardes à vue, ils ont comparu ce lundi devant le tribunal correctionnel d’Avignon. Poursuivis pour dégradations, outrage ou rébellion, certains cumulaient même les trois chefs de mise en examen, mais leurs profils sont différents et les peines prononcées le sont également.

Manifestation des gilets jaunes à Avignon le 30 mars
Manifestation des gilets jaunes à Avignon le 30 mars © Maxppp - .

Avignon, France

Caroline, employée municipale et mère célibataire, manifeste depuis novembre avec les gilets jaunes. Samedi dernier, c'était la première fois qu'elle se faisait arrêter pour avoir jeté des "petites pierres", a-t-elle plaidé, en direction des forces de l'ordre. Joao lui aussi a caillassé les policiers devant la porte Saint-Michel pour les empêcher, a-t-il tenté d'expliquer, de tirer des grenades lacrymogènes. Tous les deux écopent de quatre mois avec sursis et d'un travail d'intérêt général de 105 heures.

Jordan, lui, était en état de récidive de rébellion, outrage et destruction. Il s'est justifié en disant être venu pour voir et n'avoir aucune sympathie particulière pour les gilets jaunes. Déjà condamné pour avoir participé à une manifestation violente à Notre-Dame-des-Landes, c'est le plus lourdement condamné. Il est directement reparti du tribunal pour le centre pénitentiaire où il passera les cinq prochains mois. il devra en outre indemniser les policiers qu'il a insultés et outragés.

Les autres condamnations prononcées ont été de trois et quatre mois de prison, parfois assortis de sursis. Un des gilets jaunes placé sous contrôle judiciaire sera jugé sur le fond le 26 avril.

Un pompier professionnel condamné pour des dégradations

C'est l'histoire d'un pompier de 37 ans qui, quand il ne travaille pas à sauver des vies, manifeste depuis le début avec les gilets jaunes. Mais samedi dernier, fuyant les abords des remparts pour le quartier de la rocade, il a monté une barricade, cassé un radar de feu avenue des Sources et dégradé un panneau publicitaire.

Entièrement vêtu de rouge il a été facilement repéré par les policiers, et les hématomes qu'il porte encore au visage prouvent que son interpellation a été musclée.

Mais Aurélien sait que son comportement n'a pas été correct, surtout pour un pompier. Il sait aussi que les conséquences vont être lourdes. "Je n'irai plus manifester, les risques sont trop grands", a-t-il tenté devant ses juges, ce qui a immédiatement fait bondit le procureur : "Ce n'est pas manifester qui est risqué, c'est casser !" En ajoutant :  "Et maintenant, vous allez certainement perdre votre emploi."

Le tribunal a finalement condamné Aurélien à trois mois de prison, une peine aménageable, et à 1.200 euros d'amende.