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Sept religieux catholiques, dont deux Français, enlevés en Haïti : une enquête ouverte à Paris

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel

Deux Français, un prêtre et une religieuse, se trouvaient avec cinq autres religieux haïtiens et au moins trois autres personnes quand ils ont été enlevés près de Port-au-Prince, la capitale, ce dimanche. Les ravisseurs réclament une rançon d'un million de dollars. Une enquête a été ouverte à Paris.

Sept religieux catholiques ont été enlevés en Haïti. Parmi eux, deux Français (photo d'illustration)
Sept religieux catholiques ont été enlevés en Haïti. Parmi eux, deux Français (photo d'illustration) © Maxppp - EAN Marc Hervé Abelard

Dix personnes, dont sept religieux catholiques, ont été enlevés ce dimanche en Haïti près de Port-au-Prince, la capitale. Le groupe est composé de deux Français, un prêtre originaire de Bretagne et une religieuse originaire de la Mayenne, de cinq religieux Haïtiens, et de trois autres personnes, proches d'un autre prêtre.

Ce lundi soir, le parquet de Paris indique qu'une enquête a été ouverte pour "enlèvement et séquestration en bande organisée". Elle est confiée à l'Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO), a précisé le parquet de Paris, compétent pour des crimes commis à l'étranger envers des citoyens français.

Une rançon d'un million de dollars

La police soupçonne le groupe 400 Mawozo, un groupe armé très actif dans le secteur, d'être à l'origine de l'enlèvement. Le groupe a été kidnappé à la Croix-des-Bouquets près de la capitale d'Haïti. Il se rendait à l'installation d'un nouveau curé, explique la conférence des évêques du pays. Selon elle, les ravisseurs réclament une rançon d'un million de dollars. 

"Il m'a dit que je dois payer une rançon d'un million de dollars, sinon ils vont 'tourner ça en barbecue'" - Le père Jean-Marie Rosemond Joseph

Le père Jean-Marie Rosemond Joseph, membre de la Société des prêtres de Saint-Jacques, à laquelle appartient l'un des Français kidnappés, a indiqué à franceinfo qu'il avait pu échanger avec les ravisseurs. "Un prêtre m'a appelé et m'a passé un des membres des "400 Mawozo", a-t-il témoigné. "Il m'a dit que les gens sont entre ses mains et que je dois payer une rançon d'un million de dollars, sinon ils vont 'tourner ça en barbecue'. Et après il a fermé le téléphone."

La Conférence des évêques de France et la Conférence des Religieux et Religieuses de France ont appelé les ravisseurs à "libérer les hommes et les femmes de paix qu'ils ont enlevés et ne pas ajouter encore de la haine là où se trouvent déjà la pauvreté et l'insécurité".

Les enlèvements contre de l'argent de plus en plus nombreux en Haïti

Les enlèvements contre rançon ont connu une recrudescence ces derniers mois à Port-au-Prince comme en province, témoignant de l'emprise grandissante des gangs armés sur le territoire haïtien. En mars, le pouvoir exécutif haïtien avait décrété l'état d'urgence pour un mois dans certains quartiers de la capitale et une région de province afin de "restaurer l'autorité de l'Etat" dans des zones contrôlées par des gangs. La mesure est motivée par les actions de bandes armées qui "séquestrent des personnes contre rançon en le déclarant ouvertement, volent et pillent des biens publics et privés, et affrontent ouvertement les forces de sécurité publique", selon l'arrêté présidentiel. 

L'Eglise catholique haïtienne a dénoncé ce lundi l'inaction des autorités. "Depuis quelque temps, nous constatons la descente aux enfers de la société haïtienne", regrette l'archevêché de Port-au-Prince, selon qui la "violence des bandes armées" prend "une proportion sans précédent".

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