Faits divers – Justice

Séquestration à Goodyear : une relaxe et du sursis pour les 8 ex-salariés d'Amiens

Par Valérie Massip, France Bleu Picardie et France Bleu mercredi 11 janvier 2017 à 13:55 Mis à jour le jeudi 12 janvier 2017 à 10:47

Manifestation de soutien aux "8 de Goodyear" devant le Palais de Justice d'Amiens ce mercredi 11 janvier
Manifestation de soutien aux "8 de Goodyear" devant le Palais de Justice d'Amiens ce mercredi 11 janvier © Radio France - Elodie Touchais

Sur les huit ex-salariés de Goodyear poursuivis pour la séquestration de deux cadres en janvier 2014 ou violence en réunion, peu avant la fermeture de l'usine de pneus d'Amiens, un seul est relaxé. Les sept autres sont condamnés à des peines allant de deux à douze mois de prison avec sursis.

La Cour d'Appel d'Amiens a rendu sa décision vers 13h45 dans l'affaire des 8 ex-salariés de Goodyear poursuivis pour la séquestration de deux cadres pendant plus de trente heures en janvier 2014 juste avant la fermeture de l'usine. Un seul est totalement relaxé. Les 7 autres sont condamnés de 2 à 12 mois de prison avec sursis pour séquestration ou violence en réunion.

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Dans le détail, pour les faits de séquestration, 4 sont relaxés. 4 autres dont le leader de la CGT de Goodyear à Amiens, Mickaël Wamen, sont condamnés à 12 mois de prison avec sursis. Pour les faits de violence en réunion, 5 dont Mickaël Wamen sont relaxés et 3 autres condamnés à des peines de 2 à 3 mois de prison avec sursis. Lors de l'audience le 19 octobre dernier, l'avocat général avait requis deux ans de prison avec sursis à leur encontre.

Les ex-Goodyear avant que la Cour d'Appel d'Amiens rende sa décision - Radio France
Les ex-Goodyear avant que la Cour d'Appel d'Amiens rende sa décision © Radio France - Elodie Touchais

Pourvoi en cassation

L'avocat des Goodyear, Fiodor Rilov indique qu'il va se pourvoir en cassation. A l'issue du premier procès, les 8 anciens salariés poursuivis, avaient été condamnés à neuf mois de prison ferme. La Cour d'appel s'est montrée plus clémente ce 11 janvier mais les ex-Goodyear réclament toujours la relaxe. "On va retourner au combat comme on l'a toujours fait. Je suis très fatigué. Le moral n'est pas bon mais je ne suis pas du genre à baisser les bras... on va foutre un bordel sans nom" a déclaré Mickaël Wamen à la sortie du Palais de Justice d'Amiens.

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Une manifestation de soutien devant le Palais de Justice d'Amiens

4 à 500 personnes, certaines venues de région parisienne, du Havre ou encore de Limoges, se sont rassemblées de la fin de la matinée au milieu de l'après-midi ce mercredi devant le Palais de Justice d'Amiens pour soutenir les huit anciens salariés. Elles avaient été près de 5 000 le 19 octobre dernier, jour de l'audience, rassemblées au Parc Saint-Pierre. Le reportage d'Elodie Touchais.

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