Faits divers – Justice

Serre-Chevalier : une discussion entre moniteurs de ski tourne à la bagarre

Par Bleuette Dupin, France Bleu Pays de Savoie samedi 25 avril 2015 à 9:10

Un moniteur de ski de l'ESF. (image d'illustration).
Un moniteur de ski de l'ESF. (image d'illustration). © Maxppp

Vendredi 17 avril, en marge du Challenge des moniteurs de ski de l'ESF à Serre-Chevalier une bagarre a éclaté entre le directeur de l'ESF (École du Ski Français) de Megève, en Haute-Savoie, et un moniteur de 64 ans opposé à la réduction d'activité contrainte. Bilan : sept jours d'hospitalisation pour ce dernier.

Il y a des sujets qu'il ne vaut mieux pas aborder entre moniteurs de ski, sinon cela fâche très fort. Vendredi 17 avril, en marge du Challenge des moniteurs de ski à Serre-Chevalier (Hautes-Alpes), qui vient terminer la saison de ski, Jean-Philippe Sanson, ancien membre de l'équipe de France de ski alpin et moniteur à Méribel, et deux responsables de l'ESF de Megève se sont battus. 

Tout s'est passé autour d'une table, autour d'un verre après une course. Jean-Philippe Sanson venait comme tous les ans ou presque de monter sur podium, à la 3e place. L'ambiance était semble-t-il détendue jusqu'à ce qu'arrive sur le tapis du sujet de la réduction d'activité des plus vieux "pulls rouges" dont fait partie Jean-Philippe Sanson. Il fait partie des dix-huit moniteurs qui ont porté plainte contre leur école de ski et défendent depuis deux ans leur droit à continuer à donner autant de cours que les autres. Le ton est monté entre Jean-Philippe Sanson et deux responsables de l'école de ski de Megève. Et les coups sont tombés.

Après sept jours d'hôpital, plusieurs fractures au nez et une opération pour reconstruire l'orbite d'un œil, Jean-Philippe Sanson est rentré chez lui vendredi soir. Il a déposé plainte pour coups et blessure contre le directeur de l'école de ski de Megève qui de son côté a lui aussi porté plainte. Une enquête devra déterminer les responsabilités dans cette affaire qui ne va pas laisser que des cicatrices physiques au sein de la profession. Le président des moniteurs de ski ESF, Gilles Chabert, ne veut pas commenter une affaire car il n'a, dit-il "pas tous les éléments ".