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Faits divers - Justice

Seysses : quatrième prison de France et 200 détenus qui dorment par terre

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Après l'agression de deux surveillants dans une prison de l'Orne, les personnels pénitentiaires ont entamé des actions un peu partout en France. Ce jeudi, des blocages sont prévus à Rodez, Albi, Muret ou encore Seysses. Seysses, au sud de Toulouse, où se trouve la plus grande prison d'Occitanie.

Illustration.
Illustration. © Maxppp - PHOTOPQR/LA DEPECHE DU MIDI

C'est la quatrième prison de France. 600 places mais plus de 1.000 personnes incarcérées entre les murs de cette maison d'arrêt. La situation est très compliquée sur place pour les surveillants et les détenus. 

"Je peux passer un couteau céramique ou un jambon de deux kilos" 

Après l'agression dans l'Orne, se pose la question de la sécurité lors des parloirs. Les visiteurs ne sont pas fouillés et passent sous un portique, détecteur de métaux. C'est le cas à Seysses. Jean vient deux fois par semaine voir son fils incarcéré depuis plus d'un mois : "Il faut enlever la montre, la ceinture... Si on bipe trois fois, notre parloir est refusé. Mais c'est juste un détecteur de métaux. Un couteau en céramique ça passe. Il faudrait faire comme dans les aéroports. _On est plus contrôlé dans un aéroport que dans une prison_, en plus les surveillants n'ont pas le droit à la fouille au corps." 

Karim, lui aussi, vient pour un parloir : "Je peux passer avec un jambon de deux kilos ou un couteau en céramique. Tant que ça ne sonne pas, ça passe." Pour tous ces visiteurs, 45 minutes d'entrevue avec le détenu dans un box où se trouve une simple table scellée au sol et deux chaises : "Il faut pas être pris en flag pour ceux qui veulent amener des cigarettes ou de la nourriture. Je pense que les surveillants le savent très bien de toute façon."

200 détenus dorment sur des matelas

A Seysses, la situation est compliquée. La prison doit faire avec une forte surpopulation carcérale : "On a 200 matelas au sol. 200 détenus dorment à trois par cellule, dans 9 mètres carrés, dont un par terre. Aujourd'hui, on doit persuader un nouvel arrivant de dormir au sol. Evidemment ça créé des tensions, des bagarres... C'est notre quotidien", explique Jean-Pierre Soudier6Miquel, secrétaire local du syndicat UFAP UNSA. "Même un détenu lui-même, on ne le fouille pas systématiquement. Comme on ne les fouille pas, on a de plus en plus de bagarres. Dernièrement, on a retrouvé neuf couteaux planqués dans les toilettes de la cour de promenade. On est dans une situation d'insécurité qu'on ne peut plus tolérer." 

Les surveillants se retrouveront dès 6h du matin jeudi pour un blocage de la maison d'arrêt. 

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