Faits divers – Justice

Six Français djihadistes présumés interdits de sortie du territoire

France Bleu lundi 23 février 2015 à 11:02 Mis à jour le lundi 23 février 2015 à 12:18

syrie - djihad - état islamique - daesh
syrie - djihad - état islamique - daesh © MaxPPP

Six individus soupçonnés de vouloir mener le Djihad se sont vu confisquer leur passeport et leur carte d'identité. Ils ne peuvent donc plus se rendre à l'étranger. Une mesure reconductible six mois, appliquée pour la première fois depuis l'adoption de la loi anti-terroriste. Mais une quarantaine d'autres dossiers sont à l'étude.

Les passeports et cartes d'identités de six Français ont été confisqués ces derniers jours, après qu'ils ont été identifiés par la DGSI ou signalés par des proches à la plate-forme téléphonique anti-djihad. Ces six individus, tous majeurs, étaient soupçonnés de chercher à se rendre en Syrie pour y rallier le djihad. Sans passeport ni carte d'identité, il leur sera impossible d'arriver à destination , ni même de se rendre en Turquie – à moins de se procurer des faux papiers. 

En échange, les six suspects ont reçu un récipissé faisant office de pièce d'identité à l'intérieur du territoire Français. Cette mesure, en vigueur pour six mois mais renouvelable jusqu'à deux ans , est la première des applications concrètes de la loi-antiterroriste votée en novembre dernier. Sa durée d'application a été fixée par un décret publié la semaine dernière, le 15 février. 

Une quarantaine d'autres dossiers à l'étude

L'interdiction de sortie du territoire est prévue en cas de "raisons sérieuses de croire " que le suspect "projette des déplacements à l'étranger ayant pour objet la participation à des activités terroristes " . Une quarantaine d'autres dossiers, pouvant eux aussi conduire à des interdictions de sortie du territoire, sont également à l'étude, a annoncé le ministère de l'Intérieur.

Les six individus concernés par la mesure peuvent déposer un recours devant le tribunal administratif de Paris . Il est le seul habilité à trancher des conflits sur les "décisions ministérielles en rapport avec la prévention du terrorisme ".