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Six à huit ans de prison requis contre les djihadistes d'Albertville

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Par , France Bleu Pays de Savoie, France Bleu

Des peines de six à huit ans d'emprisonnement ont été requises à l'encontre des quatre djihadistes d'Albertville, jugés depuis mardi à Paris pour avoir séjourné en Syrie début 2014.

Le palais de justice de Paris, où sont jugés les quatre jihadistes d'Albertville depuis mardi
Le palais de justice de Paris, où sont jugés les quatre jihadistes d'Albertville depuis mardi © Radio France - Nicolas Peronnet

Des peines de six à huit ans de prison ont été requises à l'encontre des quatre djihadistes présumés d'Albertville, jugés à Paris pour avoir séjourné quelques semaines en Syrie début 2014. Le procureur de la République ne croit pas à la thèse du repentir défendue par les prévenus et leurs avocats depuis mardi. Il s'est dit "persuadé" que les quatre hommes âgés de 26 à 31 ans seraient aujourd'hui des combattants de l'Etat Islamique si ils n'avaient pas été arrêtés pour trois d'entre eux dans un bus en Turquie, trois semaines seulement après leur arrivée, alors qu'ils tentaient de rejoindre un camp d'entrainement en Syrie.

"Bien entendu que leur ambition était de prêter allégeance à l'Etat Islamique en Irak et au Levant"

Les quatre hommes "avaient une logique commune de djihad" pour le procureur : "Bien entendu que leur ambition était de prêter allégeance à l'Etat Islamique en Irak et au Levant", a t'il déclaré, écartant la thèse d'un Islam "apaisé" que le groupe a tenté d"expliquer au cours de l'audience vouloir vivre en Syrie, avec femmes et enfants. Reconnaissant dans son réquisitoire l'échec de la politique carcérale en matière de déradicalisation, il a cependant assumé le risque que les prévenus "s’islamisent encore plus" en prison : "Je préfère protéger les personnes qui m’entourent" a t'il dit.

L'avocat de l'un des prévenus, maître Ali Belkheir, estime pour sa part que la justice a d'autres solutions : "Il y a des mesures de sûreté ou encore le sursis avec mise à l'épreuve. Quand un procureur dit clairement que la prison n'est pas la solution, j'espère que le tribunal ne va pas s'enfermer dans une optique sécuritaire".

ECOUTEZ l'avocat de l'un des quatre prévenus, maître Ali Belkheir

Retour à la case prison pour deux d'entre eux ?

Le procureur a demandé le retour derrière les barreaux des deux prévenus qui comparaissent libres, sous contrôle judiciaire depuis presque deux ans. Des peines de six et sept ans de détention ont été réclamées, avec une période de sûreté des deux-tiers, malgré leur réinsertion professionnelle réussie, chauffeur de bus à Grenoble pour l'un, ouvrier dans le BTP en Savoie pour l'autre, tous les deux en CDI. Il considère leur remise en liberté en février 2014, un mois après l'attentat à Charlie Hebdo, comme "un accident dans la procédure judiciaire".

La peine plus lourde, huit ans de prison avec une période de sûreté des deux tiers, est demandée contre le plus jeune des prévenus, interpellé comme les autres à Albertville en novembre 2014, mais détenu depuis. Particulièrement froid à l'audience, usant presque systématiquement de son droit au silence, cet homme de 26 ans qui préparait à l’évidence un nouveau voyage en Syrie pour rejoindre son frère resté sur place, présente selon le parquet "le plus grand risque de réitération".

"Il consomme des stupéfiants, c'est rassurant"

Le procureur a enfin été légèrement plus indulgent envers le quatrième homme, lui aussi en détention depuis son interpellation. Il n’a pas assorti sa réquisition de six ans de prison d’une période de sûreté, le prévenu sera donc libérable plus rapidement. "Il consomme des stupéfiants en détention, c’est rassurant", a notamment souligné le représentant du parquet à son propos, voyant là un signe de rupture avec l’islam radical.

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