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Faits divers - Justice

Six mois de prison ferme pour avoir frappé deux policiers à Aulnay-sous-Bois

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Par , France Bleu Paris, France Bleu
Bobigny, France

Un jeune homme de 18 ans a été condamné ce mercredi par le tribunal correctionnel de Bobigny à six mois de prison ferme pour violences sur deux policiers d'Aulnay-sous-Bois. A l'audience, il a nié les faits. Son avocat annonce qu'il va faire appel.

Mani Ayadi, avocat du jeune homme jugé pour violences
Mani Ayadi, avocat du jeune homme jugé pour violences © Radio France - Rémi Brancato

Un jeune homme de 18 ans a été condamné ce mercredi par le tribunal correctionnel de Bobigny, en Seine-Saint-Denis, à six mois de prison ferme. Il était jugé en comparution immédiate, arrêté dans la nuit de lundi à mardi près de la cité des 3000 à Aulnay-sous-Bois, pour avoir frappé, avec d'autres personnes, des policiers en patrouille. Deux policiers ont écopé respectivement de quatre et six jours d'interruption totale de travail (ITT)

Deux policiers et le jeune homme blessés

A l'audience, le jeune homme porte encore les traces de cette nuit mouvementée : sa veste de sport bleue à capuche est déchirée et son visage présente des ecchymoses. Lui s'est vu prescrire quatre jours d'ITT. Selon les deux policiers, qui se sont constitués partie civile, mais qui étaient absents à l'audience, il les a frappés et s'est rebellé lors de son arrestation. Le jeune homme, de son côté, nie les faits reprochés et accuse les policiers de l'avoir frappé lors de l'interpellation et en garde à vue.

Cette nuit-là, trois policiers patrouillent dans la cité des 3000. Ils tentent d'interpeller un jeune homme qui a, disent ils, "signalé leur présence", sans doute le guetteur d'un trafic. C'est à ce moment-là qu'un groupe intervient, les prend à parti, et leur assène coups de poing et coups de pied. Les deux policiers assurent identifier dans ce groupe le jeune à la veste bleue et le poursuivent pour l'arrêter. A ce moment-là, il se débat et les frappe à nouveau de coups de poing.

Le jeune homme accuse à son tour les policiers de violences

A l'audience, le jeune homme nie. Il assure qu'il était simplement sorti de chez lui chercher un chargeur de téléphone et qu'il a vu un attroupement avant que les policiers décident de l'interpeller. "J'ai peur d'eux" dit-il à la présidente, "ils m'ont frappé au commissariat toute la nuit" accuse-t-il.

Pourquoi a-t-il été arrêté s'il n'a rien fait, demande la procureure? "Ils n'ont trouvé personne à part moi, c'est pour ça qu'ils me mettent ça sur le dos" répond-il. Son avocat, Mani Ayadi, dénonce des violences de la part des policiers et assure vouloir porter plainte à l'inspection générale de la police nationale (IGPN). "Une stratégie de défense qui vise à prendre une posture de victime" rétorque l'avocat des deux policiers, Martin Dier.

Le jeune homme va faire appel

Mani Ayadi, lui, souligne aussi des contradictions dans les témoignages des deux policiers. L'un assure que le jeune homme était plaqué au sol quand il a frappé les policiers, l'autre qu'il leur a "sauté dessus". "Ce n'est pas la même scène ou alors je ne sais plus lire" lâche-t-il à l'audience, réclamant une relaxe. 

"On empêche les policiers d'exercer leur mission au point qu'ils ne peuvent plus entrer dans certains quartiers" dénonce pour sa part la procureure, qui requiert six mois de prison ferme avec mandat de dépôt.

Le tribunal condamne le jeune homme a six mois ferme, mais sans mandat de dépôt, ce qui rend la peine aménageable et permet au jeune homme de ressortir libre. Son avocat dit vouloir faire appel.

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