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Sofiane, battu à mort : "un gang de barbares" devant les assises de l'Hérault

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Hérault, France Bleu

Sofiane, 17 ans, a été séquestré et battu à mort une nuit de mars 2016 à Capestang. Lui, et deux autres jeunes qui ont survécu, étaient accusés, à tort, d'avoir volé de l'argent à des dealers. Cinq hommes sont jugés à partir de ce lundi par la cour d'assises de l'Hérault.

Sofiane avait 17 ans. Ses agresseurs se sont acharnés sur lui jusqu'à le tuer
Sofiane avait 17 ans. Ses agresseurs se sont acharnés sur lui jusqu'à le tuer - Famille Perrin

"À la lecture du dossier et de l'expertise médico-légale, on est submergé par la souffrance de Sofiane face à ce qu'on peut appeler un gang de barbares." Me Luc Abratkiewicz défend la mère et la grande sœur de ce jeune de 17 ans, mort sous les coups dans la nuit du 29 au 30 mars à Capestang. Le procès de cinq hommes, impliqués à des degrés divers dans ce déchaînement de violence, s'ouvre ce lundi devant la cour d'assises de l'Hérault. 

"Je me demande comment ils sont. Si ça se trouve ils ont des têtes normales, des gens qu'on rencontre dans la rue. Mais pour moi, ce sont des monstres." - Laurence Perrin, la mère de Sofiane

Lors de cette interminable nuit, Sofiane et un de ses amis, Édouard, ont été emmenés en rase campagne, sur un terrain vague bordé de vignes. Leurs agresseurs les ont d'abord obligés à se déshabiller.

Ensuite, pieds et poings liés, ils ont reçu des coups de batte de base-ball et toujours le même avertissement : "dis où sont les sous ou je te tue ! D'après les témoignages, les deux jeunes ont eu un canon de fusil enfoncé dans la bouche, reçu des coups de crosse en pleine tête, ils ont été étranglés et cela, jusqu'au petit matin. 

La mère de Sofiane attendait ce procès avec impatience

Tabassés pour les obliger à rendre l'argent... qu'ils n'avaient pas volé

Sofiane en est mort, Édouard, 26 ans aujourd'hui et partie civile dans ce procès, a survécu. Vers 11 heures, le 30 mars, tous deux ont été abandonnés, à deux pas de la clinique Clémentville à Montpellier. Avant de succomber, Sofiane divaguait, "il balançait la tête à droite et à gauche, je ne comprenais pas ce qu'il disait" se remémore Édouard.

"Je ne sais pas si je serais capable d'entendre ce qu'ils ont fait à mon frère. Est-ce que je suis capable de vivre derrière en sachant ce qu'ils lui ont fait ? Je ne sais pas..." - (Hourya Perrin, la grande sœur de Sofiane) 

Deux jours plus tôt à Capestang, le domicile d'un des accusés avait été cambriolé. Seule chose volée : 15.000 euros en liquide qui étaient cachés dans la boite d'un DVD, une somme vraisemblablement issue de la revente de stupéfiants. Personne n'a jamais porté plainte.

La sœur de Sofiane appréhende la confrontation avec les accusés

Menacé d'être enterré vivant

Dès le lendemain de ce vol, Nicolas est le premier à être "questionné" par deux des accusés. Il s'est retrouvé dans une cave, quartier de la Devèze à Béziers, violemment frappé malgré ses dénégations.

Il a par exemple été soulevé du sol et jeté contre un mur, il a également reçu des coups de taser et enfin menacé d'être enterré vivant dans un trou fraîchement creusé avant d'être déposé devant chez lui au milieu de la nuit. Lui aussi est partie civile.

Sofiane a été le bouc-émissaire alors que manifestement parmi ses bourreaux, il y avait le voleur, celui qui pouvait lui éviter ce funeste sort. Ils ont tué un innocent !" se désole Me Abratkiewicz.

Un dossier abominable selon Me Abratkiewicz

Surnommé "le Sanglier" pour sa carrure

Âgés de 25 à 37 ans, certains des hommes qui sont jugés reconnaissent une partie des faits mais tous minimisent le rôle qu'ils ont joué, notamment celui qui est désigné par plusieurs de ses co-accusés comme étant le commanditaire de ces représailles. 

Le verdict devait être rendu le mardi 16 mars.

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