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Soirée festive dans l'Orne : le loueur de salle sera jugé en avril par le tribunal correctionnel d'Argentan

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Par , France Bleu Normandie (Calvados - Orne), France Bleu

Le propriétaire d'une salle où 150 personnes se sont réunies pour un mariage cette semaine dans l'Orne sera jugé en avril par le tribunal correctionnel d'Argentan pour mise en danger de la vie d'autrui. Criblé de dettes, le gérant explique ne pas avoir eu d'autres choix que d'ouvrir.

Image d'illustration.
Image d'illustration. © Maxppp - SIMON DAVAL

On en sait plus sur la fête de mariage clandestine qui s’est déroulée dans la nuit de mardi à mercredi à Avernes-Saint-Gourgon, près de Vimoutiers dans l'Orne. Le propriétaire de la salle où 150 personnes se sont réunies dans la nuit de mardi à mercredi sera jugé en correctionnelle le 21 avril prochain à Argentan. Vingt-sept personnes ont été verbalisées pour non respect du couvre-feu. 

Le propriétaire du domaine de "L'Orangerie du bois" où s'est déroulée la soirée est poursuivi pour "mise en danger de la vie d'autrui", et "ouverture irrégulière d'un établissement recevant du public dans une circonscription en état d'urgence sanitaire". Mais plus de trois jours après les faits, il ne semble vraiment pas avoir pris conscience du risque sanitaire qu'a entraîné la tenue d'une telle soirée. "Pour l'instant il n'y a pas de malades, il n'y a pas de cluster" avance ce chef d'entreprise avant d'ajouter d'un naturel désarmant : "Et quand bien même, pour ceux qui attraperaient le Covid-19, au bout d'une semaine on est sur pied." 

J'ai ouvert la salle pour m'acheter à manger pour moi et mes enfants.

Ce loueur de salle dit surtout avoir agi par désespoir, il explique se trouver dans une impasse financière. Une dette fiscale l'empêche de bénéficier du fonds de solidarité pour les entreprises. "Je n'ai pas vraiment réfléchi, j'ai ouvert la salle pour pouvoir prendre le minimum d'argent et pouvoir aller m'acheter à manger pour moi et mes enfants. Je dois de l'argent à la banque, je dois de l'argent aux impôts et il faut que je paie sinon du jour au lendemain c'est terminé, tout ça s'arrête !". C'était un acte de survie conclut ce gérant qui indique par ailleurs avoir reçu de nombreux messages de soutien en provenance de toute la France.

La préfète de l'Orne "appelle la population au civisme et informe que des contrôles renforcés seront mis en place sur l'ensemble du territoire", selon un communiqué.  En raison de l'épidémie de Covid-19, la France est placée sous couvre-feu depuis mardi entre 20H00 et 6H00, après un deuxième confinement qui a duré du 29 octobre au 15 décembre.

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