Faits divers – Justice

A son procès, Yoni Palmier continue de nier être "le tueur de l'Essonne"

Par Samuel Aslanoff, France Bleu Paris Région mardi 31 mars 2015 à 16:34

tribunal - justice
tribunal - justice © MaxPPP

Le procès de Yoni Palmier s'est ouvert ce mardi matin devant la cour d'Assises de l'Essonne. Accusé d'avoir tué quatre personnes d'une balle dans la tête sans mobile apparent, cet homme de 36 ans a nié être l'auteur des faits qui lui sont reprochés.

Un faux-coupable, pas de mobile apparent et quatre victimes abattues d'une balle dans la tête, l'affaire du "tueur de l'Essonne" telle qu'elle a été baptisée par la presse a débuté en novembre 2011 quand la police retrouve le corps de Nathalie D., une jeune femme de 35 ans, tuée sur un parking de Juvisy-sur-Orge. Très vite, les enquêteurs suspectent son ex-amant qui avoue lors de sa garde à vue être l'auteur du meurtre avant de se rétracter. Trois mois plus tard, Jean-Yves B, 52 ans, est abattu sur le même parking d'une balle dans la tête. Puis un mois plus tard, le corps de Marcel B. 81 ans, est retrouvé à Ris-Orangis, et un mois plus tard encore celui de Nadjia B., 48 ans, est retrouvé à Grigny.

En plus de la proximité géographique, deux éléments relient tous ces assassinats : l'utilisation d'un pistolet 7.65 mm et une moto bleue et blanche aperçue par les témoins à chaque fois près des scènes de crime. La police lance alors un avis de recherche sur ce mystérieux "tueur à moto" qui sème la panique dans l'Essonne et 10 jours plus tard elle arrête Yoni Palmier. Dans des box qu'il loue à Viry-Chatillon et Draveil, les enquêteurs mettent la main sur la moto décrite par les témoins et sur le fameux pistolet qui a servi aux crimes avec dessus, un seul ADN : celui de Yoni Palmier.

Cette arrestation entraîne la libération du premier suspect et l'enquête permet d'établir d'autres liens. Yoni Palmier loue un box dans le parking où sont morts les deux premières victimes, il habitait dans le même immeuble que la troisième victime et il fréquente le quartier de Grigny. Mais Yoni Palmier a toujours nié être l'auteur de ces crimes expliquant aux enquêteurs qu'un mystérieux Niorka ou encore un groupe de personnes serait mêlé à cette affaire.

Les parties civiles espérent que le procès qui s'ouvre ce mardi à Evry permettra d'avoir des réponses aux questions qui restent en suspens : pourquoi avoir choisi telle ou telle victimes, quel sont les mobiles ? Mais au premier jour de son procès, Yoni Palmier a répété ne pas être l'auteur de ces meurtres.

Les tweets de Virginie Pironon, correspondante de France Bleu 107.1 au procès de Yoni Palmier: