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Soupçonnés de violences policières, deux agents de la BAC de Vesoul jugés en septembre

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Par , France Bleu Besançon, France Bleu

Les deux policiers de la BAC de Vesoul visés par une enquête de l'IGPN sont convoqués devant le tribunal correctionnel en septembre. Ils sont soupçonnés d'avoir frappé deux personnes alcoolisées et d'avoir tenté de couvrir les faits dans un faux rapport.

Commissariat de Police Vesoul
Commissariat de Police Vesoul © Radio France - Jean-Francois FERNANDEZ

Deux policiers de la BAC (Brigade anti-criminalité) de Vesoul sont renvoyés devant le tribunal correctionnel. Ils sont soupçonnés d'avoir frappé deux personnes pendant une interpellation le 16 février 2020 et d'avoir rédigé un faux rapport pour couvrir les faits.

"Un usage de la violence important qui n'est pas légitime et un comportement qui est inadmissible", d'après le procureur de la République de Haute-Saône, Emmanuel Dupic. 

Ce soir là, les deux policiers de la BAC interviennent à la gare SNCF de Vesoul pour une rixe entre deux personnes alcoolisées. Trois policiers en uniforme sont déjà sur place. L'interpellation est musclée. Sous les yeux des trois policiers, les deux marginaux, ni armés et ni violents d'après le parquet, reçoivent des coups de la part des deux policiers de la BAC.

Pour couvrir leur interpellation musclée, les deux policiers de la BAC auraient rédigé un faux rapport. "Nous avons un procès-verbal erroné réalisé par les deux fonctionnaires", affirme le procureur de la République de Haute-Saône. 

L'IGPN ouvre une enquête

Les vidéos-surveillance de l'interpellation sont visionnées par l'IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale) qui décide d'ouvrir une enquête. Les images font apparaître "une absence de violence des deux marginaux et une violence incompréhensible de la part des fonctionnaires de la BAC", raconte Emmanuel Dupic, procureur de la République de Haute-Saône.

Les trois policiers présents au moment de l'interpellation ont été entendus comme témoins par l'IGPN de Metz (Lorraine). De son côté, le directeur départemental de la sécurité publique en Haute-Saône affirme qu'il n'y a pas eu de violences illégitimes. 

Renvoyés devant le tribunal correctionnel 

Les deux policiers de la BAC ont été convoqués jeudi 18 juin par l'IGPN de Metz. "C'est la première fois en Haute-Saône que l'IGPN est saisie. Les interventions de la police de Vesoul sont irréprochables. Ce sont des faits exceptionnels", insiste le procureur de la République, Emmanuel Dupic.

À l'issue d'une garde à vue de plusieurs heures, les deux policiers ont reçu une convocation devant le tribunal correctionnel, le 23 septembre.

Ils encourent cinq ans de prison et 75 000 euros d'amende pour faux administratif, trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende pour violence par personne dépositaire de l'autorité publique. 

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