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Faits divers – Justice

Soupçons d'harcèlement moral au Leclerc Drive de Bourgoin-Jallieu : la justice décide d'un procès début 2019

jeudi 13 septembre 2018 à 13:06 Par Céline Loizeau, France Bleu Isère et France Bleu

En novembre 2016, France Bleu Isère révélait l'action d'une dizaine d'anciens salariés du Leclerc Drive de Bourgoin-Jallieu pour des faits supposés d'harcèlement moral de la part du responsable du site. Le parquet vient de décider de poursuites devant le tribunal. Procès fixé au 7 février.

Le Leclerc Drive de Bourgoin-Jallieu.
Le Leclerc Drive de Bourgoin-Jallieu. © Radio France - Céline Loizeau

Bourgoin-Jallieu, France

Insultes quasi quotidiennes, remarques sur le physique, les vêtements ou encore jets d'articles sur les collaborateurs. Certains salariés expliquent être allés au travail "la boule au ventre".  Il y a aussi, selon eux, les menaces, la vengeance, quand ils commencent à dénoncer les faits. 

Une femme raconte ainsi qu'une de ses collègues, qui termine à 16h pour s'occuper ensuite de ses enfants, voit son emploi du temps modifié pour finir alors à 20h. D'autres évoquent des jours de repos impossibles à prendre et des heures supplémentaires imposées. Résultats, certains ont préféré démissionné ou faire une rupture conventionnelle de travail, d'autres ont été licenciés. Six ont même été déclaré inaptes par la médecine du travail en raison des risques psycho-sociaux. 

Dix-sept victimes recensées, le cadre nie les faits

Le parquet de Bourgoin-Jallieu décide d'ouvrir une enquête. Les témoignages recueillis établissent clairement "un contexte d'harcèlement moral" selon la procureur de la République, Dietlind Baudoin. La décision vient d'être prise de poursuivre le cadre en question pour des faits allant de janvier 2014 à juillet 2017. L'homme conteste les faits.  Le procès est programmé le 7 février. La peine encourue est de 2 ans de prison et 30 mille euros d'amende.

On dénombre au total 17 victimes. Les anciens salariés avaient eux saisi les prud'hommes, reprochant à leur employeur Leclerc d'avoir maintenu le chef de service malgré leurs signalements. La direction ne sera pas poursuivie au plan pénal. Mais l'action aux prud'hommes qui la vise doit reprendre une fois ce procès passé.