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Faits divers – Justice

Soupçons de conflits d'intérêts : nouvelles accusations contre le secrétaire général de l'Élysée Alexis Kohler

mercredi 8 août 2018 à 17:23 Par Thibaut Lehut, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) et France Bleu

Des documents révélés par Mediapart mardi mettent de nouveau en cause Alexis Kohler. Le secrétaire général de l'Élysée est en effet soupçonné de conflits d'intérêts, pour des faits qui remontent à la période durant laquelle il était membre du conseil de surveillance du port du Havre.

Alexis Kohler, secrétaire général de l'Élysée.
Alexis Kohler, secrétaire général de l'Élysée. © Maxppp -

L'association Anticor a annoncé son intention de déposer une nouvelle plainte, ce mercredi, contre Alexis Kohler. Le secrétaire général de l'Élysée, soupçonné de conflits d'intérêts, a de nouveau été mis en cause par Mediapart la veille. 

En quoi consistent ces nouvelles mises en cause ?

Le site d'informations a en effet publié des documents (article payant) qui montrent que le numéro 2 de l'Élysée a approuvé des contrats entre l'armateur MSC et le port du Havre, en 2010 et 2011. À l'époque, Alexis Kohler était alors membre du conseil de surveillance du grand port maritime du Havre (GPMH). Problème soulevé par Mediapart : l'armateur MSC a été fondé et est dirigé par des cousins de sa mère. D'où les accusations de conflits d'intérêts.

Citant les procès-verbaux du conseil de surveillance de GPMH, Mediapart affirme qu'Alexis Kohler "n'a jamais informé les autres membres du conseil de ses liens familiaux avec l'armateur italo-suisse".

Une enquête déjà ouverte

En juin dernier, le parquet national financier (PNF) avait confirmé mener une enquête, suite aux premières charges de Mediapart. Le site avait alors mis en lumière le fait que le secrétaire général de l'Élysée avait siégé à partir de 2010 au conseil d'administration des chantiers navals de Saint-Nazaire (STX France), dont MSC est le principal client, et qu'il avait ensuite rejoint l'armateur après août 2016.

Le PNF souhaitait notamment "vérifier si les règles relatives à la mise en disponibilité des agents publics ont bien été respectées". Le bras droit du président Emmanuel Macron était en effet devenu, après août 2016, directeur financier de la filiale croisières de MSC, grâce au feu vert  de la commission de déontologie de la fonction publique. Cette dernière s'était opposée en 2014 à une première tentative du haut fonctionnaire de travailler pour l'armateur.

Une ligne de défense qui semble fragilisée

"Il y a des faits nouveaux qui nécessitent d'élargir la plainte", a déclaré ce mercredi Jean-Christophe Picard, président d'Anticor, pour justifier le dépôt d'une plainte complémentaire. "On veut porter ces nouveaux faits, qui paraissent plus étayés, à la connaissance du parquet pour être certain qu'il s'en saisisse", a précisé l'un des avocats de l'association, Jean-Baptiste Soufron.

L'Élysée, dénonçant un "soupçon infondé", avait jusqu'à maintenant fait savoir qu'Alexis Kohler "ne s'est jamais trouvé ou placé en position décisionnaire ou en situation de faire valoir une opinion personnelle dans les travaux internes et délibérations concernant MSC". Le haut fonctionnaire s'est "toujours déporté" lorsque se présentaient des dossiers en lien avec MSC, affirme le palais présidentiel depuis trois mois. Une défense qui semble fragilisée, à ce jour, par les nouvelles révélations de Mediapart.

Membre actif de la campagne présidentielle pour le candidat Macron, Alexis Kohler a rejoint l'Élysée en mai 2017 après moins de neuf mois passés chez MSC.