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Soupçons de financement libyen en 2007 : Nicolas Sarkozy mis en examen pour "association de malfaiteurs"

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Le parquet national financier a annoncé ce vendredi la mise en examen de Nicolas Sarkozy dans l'affaire des soupçons de financement libyen de sa campagne pour l'élection présidentielle de 2007. Une nouvelle mise en examen, cette fois-ci pour "association de malfaiteurs".

La cour d'appel de Paris a rejeté les recours de Nicolas Sarkozy et de ses proches dans l'affaire de financement libyen de la campagne présidentielle de 2007
La cour d'appel de Paris a rejeté les recours de Nicolas Sarkozy et de ses proches dans l'affaire de financement libyen de la campagne présidentielle de 2007 © AFP - ludovic MARIN

L'ex président de la République Nicolas Sarkozy est mis en examen pour "association de malfaiteurs" dans l'affaire portant sur des soupçons de financement libyen de sa campagne, lors de la présidentielle de 2007. Une annonce faite par le parquet national financier, ce vendredi.

"J'ai appris cette nouvelle mise en examen avec la plus grande stupéfaction", a réagi l'ancien chef de l'Etat sur sa page Facebook, estimant son "innocence à nouveau bafouée par une décision qui ne rapporte pas la moindre preuve d’un quelconque financement illicite".

Nicolas Sarkozy déjà mis en examen dans cette affaire

Dans ce dossier, l'ancien président a déjà été mis en examen en mars 2018 pour "corruption passive", "recel de détournement de fonds publics" et "financement illégal de campagne" et placé sous contrôle judiciaire. Mais le Parquet national financier a signé fin janvier un réquisitoire supplétif élargissant les investigations à des faits d'"association de malfaiteurs", ouvrant la voie à des mises en examen de nouveaux suspects et à une aggravation des poursuites contre les protagonistes déjà impliqués, dont Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy a récemment été de nouveau entendu par les juges chargés de l'enquête. Une audition qui s'est terminée lundi 12 octobre, au terme de quatre journées d'interrogatoire.

Des recours contre l'enquête ont été rejetés

Lors de sa dernière audition, en juin 2019, Nicolas Sarkozy avait dit être "totalement innocent dans cette affaire", dénoncé un "complot", puis refusé de répondre aux questions des magistrats instructeurs, le temps de l'examen de recours visant à faire annuler l'enquête. 

Mais un arrêt de la cour d'appel de Paris du 24 septembre a permis de la relancer : la chambre de l'instruction, chargée d'étudier les recours contre les actes d'instruction, a rejeté l'essentiel des arguments du camp Sarkozy qui invoquait des nullités contre ces investigations. Elle a ainsi presque entièrement validé les investigations lancées il y a huit ans dans cette affaire aux multiples ramifications. Nicolas Sarkozy s'est pourvu en cassation contre cette décision, tout comme Eric Woerth et Claude Guéant, notamment.

Un des ex-collaborateurs déjà mis en examen pour le même motif

Le 31 janvier, les magistrats ont mis en examen pour "association de malfaiteurs" l'un des ex-collaborateurs de Nicolas Sarkozy, Thierry Gaubert, soupçonné d'avoir touché des fonds provenant du régime libyen, qui auraient pu alimenter la campagne pour la présidentielle de 2007. 

En sept ans de travail, les magistrats ont en effet réuni une somme d'indices troublants qui ont donné corps à la thèse selon laquelle la campagne victorieuse de Nicolas Sarkozy a été financée par le régime de Mouammar Kadhafi.

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