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Soupçons de maltraitance sur 48 chiens : trois mois de prison requis

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Par , France Bleu Berry, France Bleu

Un homme de 68 ans est accusé de maltraitance sur ses 48 chiens par l'association Collectif animal 36 qui a porté plainte. L'audience avait lieu ce lundi au tribunal de Châteauroux. Tandis que l'homme nie les faits, le parquet requiert trois mois de prison avec sursis et 1.460 euros d'amende.

L'affaire était jugée au tribunal de Châteauroux
L'affaire était jugée au tribunal de Châteauroux © Radio France - Sarah Tuchscherer

Depuis plusieurs mois l'association Collectif animal 36 a dans son viseur Jacques 68 ans. L'ancien boulanger-pâtissier désormais à la retraite possède 48 chiens à La Vernelle (Indre) au nord de Valençay. Selon l'association - qui a porté plainte en février dernier - ces animaux sont maltraités. L'audience avait lieu ce lundi au tribunal de Châteauroux.

Le sexagénaire fait l'objet de sept chefs d'accusation dont celui de maltraitance animale. Il est aussi soupçonné, entre autres, d'avoir injecté des médicament à certains de ses chiens. La justice lui reproche également de ne pas avoir fait identifier ses animaux ou encore de ne pas leur prodiguer les soins nécessaires. La gendarmerie, l'agente du département ou encore le vétérinaire dépêchés sur place ont constaté des négligences et un environnement qui ne respecte pas les normes mais n'ayant pas constaté de traces visibles de maltraitance physique et la vie des chiens n'étant pas mise en danger, ils n'ont pas été retirés à leur propriétaire. 

A la barre, l'agente du département explique avoir vu sur place "un environnement chaotique et beaucoup d'excréments", y compris dans les poils des chiens. Les autorités souhaitent donc que le sexagénaire réduise le nombre de ses bêtes et réponde aux normes sanitaires.

"Mes bêtes ce sont comme mes enfants"

Pourtant le propriétaire mis en cause nie les faits qui lui sont reprochés, affirme ne pas maltraiter ses bêtes et se défend à la barre : "Mes bêtes ce sont comme mes enfants", lâche-t-il pendant l'audience avant d'ajouter : "Je préfère me priver que de les priver eux", en réponse au juge qui lui demande alors s'il a les moyens de s'occuper de ses animaux. Car le prévenu touche 912 euros de retraite par mois. Il affirme être aidé par une nièce qui lui envoie de l'argent mensuellement. Il explique également avoir droit à des réductions sur le prix des croquettes qu'il achète pour ses animaux. 

Ce dernier promet d'ailleurs d'être prochainement aux normes mais l'association Collectif animal 36 n'y croit pas, comme le confirme son président Fabrice Le Guiniec : "J'attendais sur l'instant une saisie de la totalité des chiens pour être sûr que ce monsieur ne puisse plus continuer ses agissements [...] _Il est dans le déni total. Il faut lui interdire à vie de détenir des animaux._"

Le parquet de Châteauroux requiert quant à lui trois mois de prison avec sursis et 1.460 euros d'amende. Le tribunal tranchera le 15 juillet prochain. 

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