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Faits divers – Justice

Soupçons de matchs truqués en Ligue 2 : jugement ce jeudi pour l'ex-président du Stade Malherbe Caen

mercredi 12 septembre 2018 à 15:05 Par Olivier Duc, France Bleu Normandie (Calvados - Orne), France Bleu Cotentin et France Bleu

L'ex-président du Stade Malherbe Caen sera fixé ce jeudi 13 septembre 2018 dans l'affaire dite des matches arrangés de Ligue 2. Jean-François Fortin est poursuivi pour corruption passive et 12 mois de prison avec sursis ont été requis contre lui en juin.

Douze mois de prison avec sursis ont été requis contre Jean-François Fortin en juin 2018 dans l'affaire dite des matchs truqués de Ligue 2/
Douze mois de prison avec sursis ont été requis contre Jean-François Fortin en juin 2018 dans l'affaire dite des matchs truqués de Ligue 2/ © AFP - Charly Triballeau

Caen, France

Le jugement dans l'affaire dite des matchs arrangés de Ligue 2 est attendu ce jeudi 13 septembre 2018. Les soupçons portent sur sept matchs joués par Nîmes en 2014 dont un match Caen-Nîmes décisif pour la montée en Ligue 1 des Caennais et pour le maintien des Nîmois. Le procès avait duré cinq jours devant le tribunal correctionnel de Paris en juin dernier. Le procureur a requis 12 mois de prison avec sursis à l'encontre de Jean-François Fortin, l'ex-président du Stade Malherbe de Caen. Le procureur a également demandé huit mois de prison avec sursis pour l'ancien responsable de la sécurité du SMC, Pilou Mokeddel. 

On devient fou - Maître Géry, avocat de Jean-François Fortin

Cela fait près de quatre ans que l'ancien président du Stade Malherbe de Caen est poursuivi par cette affaire. Pour les avocats de Jean-François Fortin, le parquet a voulu se faire un beau trophée avec leur client. "On a transformé une conversation de café des sports de cinq secondes en pacte de corruption non suivi d'effet et sans modalité pratique d'application. On devient fou" avait affirmé Me Géry dans sa plaidoirie. Cette fameuse phrase,"Si on n'est pas trop con", dite par Fortin à son homologue nîmois pour signifier qu'un nul ferait les affaires des deux clubs a déjà coûté cher à  l'ex-président du SMC. La perquisition à son domicile à 6h du matin, une garde à vue de deux jours et donc ces cinq jours de procès en juin parmi des prévenus nîmois pas vraiment du même monde et qui étaient sur écoute pour une affaire relative aux cercles de jeu. 

Je ne vois pas ce que fait monsieur Fortin devant votre tribunal" avait même affirmé l'avocat de l'UCPF, l'équivalent du Médef pour les patrons des clubs français, partie civile dans ce procès. Ce n'est pas du tout l'avis du procureur. Même si rien ne prouve que des joueurs n'ont pas été contactés ou que le match a été faussé, le simple fait de "relayer une proposition corruptrice suffit à consommer le délit de corruption passive" avait-il expliqué dans ses lourdes réquisitions.

Prison ferme requise pour trois Nîmois

Au total, neuf personnes sont poursuivies dans cette affaire. Le procureur a requis trois ans de prison dont un avec sursis contre les deux anciens actionnaires du Nîmes Olympique, Jean-Marc Conrad et Serge Kasparian (et 50.000 euros d'amendes et l'interdiction d'exercer dans un club pendant cinq ans). Il avait aussi réclamé deux ans de prison dont une année avec sursis pour Franck Toutoundjian, le troisième membre du trio suspecté d'être à la manœuvre des tentatives de corruption nîmoises.