Faits divers – Justice

Soupçons de trucages sur les moteurs diesel : Renault visé par une information judiciaire

Par Marina Cabiten, France Bleu vendredi 13 janvier 2017 à 11:40

Renault est le deuxième constructeur en France à attirer l'attention de la justice quant à ses moteurs diesel, après Volkswagen - illustration
Renault est le deuxième constructeur en France à attirer l'attention de la justice quant à ses moteurs diesel, après Volkswagen - illustration © Maxppp - Julio PELAEZ

Trois juges d'instruction vont enquêter sur les dispositifs utilisés par le constructeur Renault pour contrôler les émissions polluantes de ses voitures diesel, a annoncé vendredi le parquet de Paris.

Le scandale Volkswagen éclabousse aujourd'hui le constructeur automobile français Renault. Le parquet de Paris a ordonné jeudi 12 l'ouverture de cette information judicaire pour "tromperie sur les qualités substantielles et les contrôles effectués avec cette circonstance que les faits ont eu pour conséquence de rendre la marchandise dangereuse pour la santé de l'homme ou de l'animal". Les soupçons portent sur les moteurs diesel du groupe.

Effet domino après Volkswagen

Volkswagen a reconnu en septembre 2015 avoir équipé onze millions de ses véhicules diesel d'un logiciel destiné à tromper les contrôles anti-pollution. Suite à cela, le ministère français de l'Ecologie avait mis en place une commission d'experts indépendants chargés d'effectuer des tests sur une centaine de véhicules vendus en France. Les travaux de la commission avaient révélé d'importants dépassements des seuils de pollution chez certains constructeurs, en particulier Renault, premier groupe automobile français.

En parallèle, une enquête avait été conduite, cette fois sous l'égide du ministère de l'Économie, par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) sur une douzaine de marques automobiles commercialisant des véhicules diesel en France. Elle avait décidé à l'automne 2016 de transmettre ses conclusions au parquet de Nanterre qui s'est dessaisi la semaine dernière au profit du parquet de Paris.

"Respect de la législation"

Renault a toujours assuré "respecter la législation française et européenne". Nos véhicules "ont tous et toujours été homologués conformément à la loi et aux règlementations en vigeur" et "ne sont pas équipés de logiciels de fraude aux dispositifs de pollution", avait affirmé en novembre dernier le groupe.