Faits divers – Justice

Soupçons de violence pendant des manifestations : les militants CGT du Havre relaxés

Par Ariane Griessel, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) mardi 1 avril 2014 à 10:19

Rassemblement de soutien devant le palais de justice du Havre ce mardi.
Rassemblement de soutien devant le palais de justice du Havre ce mardi. © Hajera Mohammad - Radio France

Le tribunal correctionnel du Havre relaxe quatre syndicalistes CGT, dont deux responsables de l'Union locale, soupçonnés de s'en être pris à un huissier pendant une manifestation. La décision a été saluée par quelques 3.000 militants, rassemblés en soutien aux prévenus ce lundi.

"On a gagné! On a gagné!". Les 3.000 militants syndicaux rassemblés ce lundi devant le tribunal du Havre ont longuement salué la relaxe partielle de quatre des leurs. Ces prévenus étaient poursuivis dans deux dossiers distincts, une affaire de dégradation et une autre de violence. Dans ce dernier cas, les quatre syndicalistes, dont deux responsables de l'union locale, était soupçonnés de s'en être pris à un huissier, en janvier, pendant un conflit social à la société de courtage en assurance SPB. La victime présumée, venue prendre des photos aurait, selon l'accusation, été bousculée et  ses dossiers jetés dans le feu qui avait été allumé par les syndicalistes.Le parquet avait réclamé six mois de prison ferme et 500 euros d'amende, le tribunal a finalement décidé de la relaxe des quatre hommes.

Jacques Richer, l'un des prévenus, reste toutefois prudent : il craint que le parquet fasse appel

Jacques Richer, responsable de la CGT du Havre avec Hajera Mohammad

Même inquiétude pour Anita, venue participer au rassemblement de soutien aux syndicaliste

Anita, militante CGT au Havre

Le reportage de Hajera Mohammad :

Relaxe de syndicalistes CGT du Havre par Hajera Mohammad

Les quatre militants étaient également jugés pour avoir dégradé la permanence la permanence de la députée socialiste Catherine Troallic, en septembre dernier. Ils auraient collé des affiches et, retiré et conservé sa plaque de parlementaire. Le parquet avait requis une peine de prison avec sursis et 300 euros d'amende pour "vol et recel". Le tribunal décide d'une amende de cent euros pour deux d'entre eux, et dispense de peine les deux autres.