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Stèle nazie à Volmunster : 9 mois de prison ferme requis

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Lorraine Nord, France Bleu, France Bleu Alsace

Un allemand était jugé ce lundi à Sarreguemines pour avoir érigé en 2017 une stèle à la gloire de soldats nazis sur un terrain lui appartenant près de Volmunster, dans le pays de Bitche. Le Procureur de la République a requis à son encontre 18 mois de prison, dont la moitié ferme.

La stèle a été découverte début 2018 sur un terrain privé de Volmunster, dans le pays de Bitche
La stèle a été découverte début 2018 sur un terrain privé de Volmunster, dans le pays de Bitche © Maxppp - CEZARD - RENE

Un peu plus de deux ans après la découverte d'une stèle à la gloire d'une division de Panzer SS sur un terrain privé proche de Volmunster, le procès du propriétaire de ce champ se tenait ce lundi devant le tribunal correctionnel de Sarreguemines. 

Militant néonazi

Un ressortissant allemand âgé de 36 ans devait répondre d'apologie de crime de guerre et apologie de crime contre l'Humanité. Crâne rasé et tatoué, l'homme, appuyé par une traductrice, n'a pas souhaité s'exprimer durant l'audience. "Je veux garder le silence, et laisser la parole à mon avocat" sont les seuls mots qu'il prononcera pendant les trois heures d'audience. "C'est quelqu'un de terrifiant, qui fait froid dans le dos. Il faut des tribunaux pour rappeler que certaines paroles tuent, et sont des délits", lance Ralph Blindauer, avocat d'une des parties civiles pendant l'audience.

Lors de l'enquête, il avait avoué avoir érigé cette stèle pour rendre hommage à un ami, soldat de la 17e SS Panzergrenadier Division. Une unité de cette division nazie est suspectée d'avoir perpétré le massacre de 124 habitants du village de Maillé (Indre-et-Loire) le 25 août 1944. Selon le Procureur de la République de Sarreguemines Jean-Luc Jaeg, cet individu marié et père d'un enfant est connu des services de renseignements allemands comme étant un militant néonazi, un militant d'extrême droite appartenant au groupuscule de suprémacistes blancs Hammerskins. "Cette stèle n'est pas arrivée là par hasard", ajoute le procureur.

C'est quelque chose d'absolument choquant

Le procureur a requis à son encontre une peine de 18 mois de prison, dont 9 mois ferme. Le tribunal rendra sa décision le 23 mars. La Licra, le Parti communiste de Moselle et l'association des Orphelins de pères Malgré-nous d'Alsace et de Moselle étaient parties civiles dans ce dossier. "Imaginez une stèle nazie sur le territoire français ! Les crimes commis par les SS sont glorifiés par un ressortissant allemand, qui vient poser cette stèle à la vue du public. C'est quelque chose d'absolument choquant. Proférer des idées comme ça, c'est un délit, cela ne fait pas partie de la liberté d'opinion", assure Maître Ralph Blindauer, l'avocat du PCF.

L'avocat du prévenu, Martial Gagneux a demandé la nullité de la procédure, estimant que son client ne pouvait pas être poursuivi "pour deux délits distincts". Sur le fond, il a plaidé la relaxe, écartant le souhait de l'Allemand de faire l'apologie des crimes nazis : "La simple mention qui figure sur cette stèle ne peut être constitutive d'apologie, je parle ici bien évidemment en termes purement juridiques, et non en termes moraux ou politiques." L'apologie de crime contre l'Humanité ou de crime de guerre est punie au maximum de cinq ans de prison et 45.000 euros d'amende.

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