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Pau : Stéphane Porcherot le braqueur suicidaire est remis en liberté

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Par , France Bleu Béarn Bigorre
Sévignacq, France

Nicole Porcherot raconte la douleur de son fils qui a braqué deux pharmacies en Juillet 2014 pour se procurer de la morphine. La cour d'appel de Pau a décidé ce mardi de le remettre en liberté avant son procès en octobre prochain.

Nicole, la mère de Stéphane Porcherot
Nicole, la mère de Stéphane Porcherot © Radio France - Daniel Corsand

Après plusieurs demandes, le braqueur de pharmacie vient d’être remis en liberté en attendant son procès, après deux ans et demi de prison préventive. La chambre de l'instruction de la cour d'appel a entendu ses arguments la semaine dernière et a décidé ce mardi de relâcher Stéphane Porcherot. En Juillet 2014, l'homme avait braqué deux pharmacies à Sévignacq-Thèze, et à Aureilhan dans le 65 (Hautes-Pyrénées). Stéphane Porcherot avait tiré sur une pharmacienne avec un pistolet à billes pour se faire remettre de la morphine. Il a expliqué qu'il voulait se suicider, ce qu'il a tenté de faire dans un hôtel de Madrid en ingérant la morphine dérobée. Il souffre d'une maladie rare qui le fait beaucoup souffrir. Un médecin de la prison de Mont-de-Marsan a fait le diagnostique alors qu'on l'a longtemps pris pour un malade imaginaire.

Le combat de sa mère

Nicole a récupéré son fils dans un hôpital de Madrid après sa tentative de suicide durant l'été 2014. Stéphane ne lui a pas parlé des braquages de pharmacies. Elle l'a vu partir en janvier 2015 en garde à vue après que les enquêteurs l'ont identifié. Elle lui en a voulu un temps, avant de consacrer sa vie à convaincre l'institution judiciaire de la maladie de son fils. Des experts de médecine légale l'ont pensé hypocondriaque, avant qu'un médecin de la prison de Mont-de-Marsan n'identifie son mal : la maladie de Gougerot-Sjögren. Sa mère Nicole explique sur France Bleu Béarn comment la douleur et le désespoir l'ont poussé à braquer deux pharmacies pour se procurer de quoi mettre fin à ses jours.

Le désespoir parce que sa compagne ne supportait plus de le voir malade. Elle ne comprenait pas cette maladie qui démoli l'individu et qui envisage la séparation. La souffrance quand on ne voit pas d'issue. On n'oublie tout. On n'oublie ses deux enfants, ses parents et on commet l'irréparable. Ça fait 29 mois qu'il médite et qu'il souffre de ça. Mais maintenant il sort—Nicole, la maman du braqueur

Nicole Porcherot la mère du braqueur de pharmacie

La pharmacie de Sévignacq
La pharmacie de Sévignacq - google

C'est quand même la 5e demande de remise en liberté. J'avais tellement peur qu'il ne tienne pas jusqu'à son procès d'assises

"C'est pour moi un soulagement. Je le voyais tellement souffrir"

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