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Dossier : Confinement - Coronavirus : l'école à la maison

Covid-19 : la rentrée universitaire piétine à Strasbourg

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Par , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass

Fin décembre, le ministère de l'enseignement supérieur annonçait une rentrée universitaire en présentiel pour le 4 janvier. En priorité : les étudiants les plus fragiles. Un terme peu précis et qui met dans l'embarras les enseignants de l'université de Strasbourg.

Rentrée universitaire sur la pointe des pieds à Strasbourg (Photo d'illustration)
Rentrée universitaire sur la pointe des pieds à Strasbourg (Photo d'illustration) © Maxppp - Jean-Marc LOOS

Dix étudiants maximum par classe. La sélection est rude pour assister à un cours en présentiel. A Strasbourg, la rentrée universitaire reste donc timide. Depuis le 4 janvier les enseignants ont l'autorisation d'ouvrir leur classe à un nombre très limité d'étudiants, en priorité "les plus fragiles". Un terme mentionné dans une circulaire du ministère de l'enseignement supérieur qui pose beaucoup de questions. 

De rares exceptions 

Zoé, 23 ans, peut avoir le sourire. Cette étudiante strasbourgeoise vient de reprendre ses cours en présentiel à la Haute école d'art du Rhin. Une véritable libération pour la jeune femme : "L'art c'est un domaine que tu ne peux pas faire à distance, c'est des cours qui demandent de la pratique et de l'espace." 

Mais la jeune femme est l'une des rares étudiantes à pouvoir revenir en classe. Les ateliers sont limités à dix personnes et ne doivent concerner que des exercices difficilement réalisables à distance. 

Beaucoup d'étudiants continuent de suivre leurs cours derrière leur ordinateur. "Il n'y a rien qui a changé. Nous et les professeurs, on est dans l'attente, il se passe rien et ça prend des plombes", lâche Pierre-Alexandre, étudiant licence de biologie. 

Priorité aux plus fragiles

Les 2 500 enseignants de l'université de Strasbourg ont pour consigne d'accueillir en priorité les étudiants "les plus fragiles". Mais qu'est ce qu'un étudiant fragile ? "Très bonne question", réponde Benoît Tock, chargé de la formation à l'université. "C'est laissé à l'appréciation de ceux qui connaissent les étudiants, ça peut être une fragilité économique, numérique, physique..."

Et la liste est encore longue. Les critères sont nombreux pour définir la "fragilité" d'un élève. Ils n'ont pas non plus la même valeur selon les établissements. "On aura pas les mêmes critères dans une école d'ingénieur, une faculté ou un institut", déclare Michel Deneken. Le président de l'université de Strasbourg craint des contestations si les enseignants s'aventurent à sélectionner les étudiants. 

Certains enseignants ont d'ailleurs indiqué qu'ils refuseraient de s'y prêter. Ceux qui ont accepté ne sont pour le moment pas quantifiable. La reprise complète des cours en présentiel est elle prévue pour le 20 janvier. Encore faut-il que le contexte sanitaire le permette. 

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