Faits divers – Justice

Suicide d’un gendarme : le parquet de Bourges classe l’affaire sans suite

Par Marie-Audrey Lavaud et Géraldine Marcon, France Bleu Berry jeudi 17 juillet 2014 à 18:27

La lettre de Grégory Girard publiée par l'association Gendarmes et citoyens.
La lettre de Grégory Girard publiée par l'association Gendarmes et citoyens. © Association Gendarmes et ctioyens

Le parquet de Bourges a décidé de classer sans suite l'enquête sur le suicide d’un gendarme à la brigade de Saint-Amant-Montrond dans le Cher. En novembre dernier, cet officier s’était donné la mort avec son arme de service dans son bureau. L’enquête a conclu que l’infraction de harcèlement moral n’était pas constituée.

Le 1er novembre dernier, le lieutenant de gendarmerie Grégory Girard se suicidait dans son bureau en uniforme et avec son arme de service. L’officier, âgé de 30 ans, avait auparavant écrit une lettre mettant en cause deux de ses supérieurs. Ces derniers ont été mutés depuis. La lettre a été publiée ce jeudi sur le site de l’association gendarmes et citoyens qui oeuvrent pour la défense des droits fondamentaux des gendarmes et de leur liberté d'expression.

Suite au suicide de Grégory Girard, une enquête a été ouverte, menée par l’inspection générale de la gendarmerie nationale. L’enquête a conclu que l’infraction de harcèlement moral n’était pas constituée et le parquet a donc classé l’affaire sans suite. Le fait que ce soient les gendarmes eux-mêmes qui aient eu à investiguer sur un cas de harcèlement moral en interne pose question, comme l'explique Christian Contini, le président de l'association Gendarmes et citoyens.

Suicide gendarme réaction son

La famille de Grégory Girard pourra tout de même essayer d’en savoir plus sur la mort du gendarme. En effet, si ses proches portent plainte pour harcèlement avec constitution de partie civile, le procureur sera dans l’obligation d’ouvrir une nouvelle enquête. Reste à savoir qui la mènera.

Les précisions de Marie-Audrey Lavaud