Suicide d'un policier avec son arme de service dans le Val-de-Marne
Un policier de la brigade anti-criminalité de nuit (Bac) s'est suicidé avec son arme de service, dans la nuit de dimanche à lundi, dans les locaux de la direction départementale de la sécurité publique (DDSP) du Val-de-Marne.

Un policier a mis fin à ses jours dans les locaux de la direction départementale de la sécurité publique du Val-de-Marne. Ce policier faisait partie de la brigade anti-criminalité de nuit (Bac). Il avait 40 ans. Il était le père de deux enfants âgés de 6 et 9 ans. Il s'est tiré une balle dans le cœur dans les toilettes de la DDSP dans la nuit de dimanche à lundi entre 23h00 et minuit. Il s'est suicidé après avoir évoqué dans un message radio son "métier difficile ".
"Moi la police m’a tué"
Dans le message, qu’il a lancé sur les ondes juste avant son geste fatal, le policier a expliqué "qu’il souhaitait bien du courage aux collègues, qu’on faisait un métier difficile ". Il aurait également déclaré "Moi la police m’a tué ", indique une source policière. Le policier a été retrouvé par ses collègues, peu de temps après le message. Rien ne laissait penser que ce policier allait se suicider, ses collègues n’avaient rien constaté de particulier, indique une source policière. Selon son entourage professionnel, c’était un homme "très introverti ".
L’inspection générale de la police nationale (IGPN) a ouvert une enquête.
Plan de lutte contre les suicides
Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, depuis Carcassonne où il était venu poser la première pierre d'un nouveau commissariat, a fait part de sa compassion et de sa solidarité à l'égard de la famille et des collègues du policier qui a mis fin à ses jours. Il s'est dit déterminé à "améliorer les conditions de travail des policiers ". Il En rappelant qu'il avait mis en place un plan de lutte contre les suicides, le ministre a souligné que "tout ce qui peut être fait doit être fait pour éviter ces drames ".
Pour tenter d’enrayer ces suicides, Bernard Cazeneuve, le 25 janvier 2015, a annoncé une série de mesures. Sept psychologues supplémentaires seront recrutés dans la police pour "assurer un suivi très attentif de chaque policier pouvant être dans une situation de mal être ". Six psychologues vont aussi être embauchés dans les écoles de police pour "intégrer cette dimension dans la formation des policiers ".
Le gouvernement s'est aussi engagé à créer plusieurs milliers de postes sur cinq ans pour "diminuer la pression qui s'exerce sur les policiers et les gendarmes ".
Les cinquante-cinq policiers qui ont mis fin à leur jour, en 2014, en France, ont le plus souvent utilisé leurs armes de service.