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Faits divers – Justice

Suicide d'une factrice en Dordogne : le fils porte plainte contre La Poste

mardi 30 octobre 2018 à 15:55 - Mis à jour le mercredi 31 octobre 2018 à 7:50 Par Antoine Denéchère et Noémie Philippot, France Bleu Périgord et France Bleu

Après le suicide d'une factrice de 44 ans à son domicile mercredi, son fils a porté plainte auprès de la gendarmerie de Carlux ce lundi. Selon les informations de France Bleu Périgord, cette plainte pour harcèlement moral est déposée contre La Poste et un cadre de l'entreprise en Dordogne.

Rassemblement des postiers à Sarlat, le 30 octobre 2018
Rassemblement des postiers à Sarlat, le 30 octobre 2018 © Radio France - Noémie Philippot

Sarlat-la-Canéda, France

On savait qu'une enquête de gendarmerie était en cours après le suicide de Paula, une salariée de La Poste, retrouvée pendue à son domicile le 24 octobre dernier. A cela s'ajoute désormais une plainte déposée ce lundi matin par le fils de cette "factrice qualité" de 44 ans qui travaillait sur le site de Sarlat. Le jeune homme de 20 ans a porté plainte à la brigade de gendarmerie de Carlux pour harcèlement moral. Selon nos informations, cette plainte serait dirigée contre La Poste et contre un cadre de l'entreprise, visé nommément. Contacté par France Bleu Périgord, le parquet de Bergerac "confirme le dépôt d'une plainte pour le chef d'harcèlement moral", sans plus de précisions.

Des cadres de La Poste pointés du doigt

Depuis jeudi, les postiers du Périgord noir exercent leur droit de retrait, et la distribution du courrier n'est pas assurée : c'est encore le cas ce mercredi 31 octobre. Les collègues de la factrice pointent la responsabilité de La Poste et affirment que Paula, qui était en arrêt-maladie depuis juillet, s'était plainte d'être victime de harcèlement au travail par plusieurs cadres. Elle aurait même envoyé des SMS à plusieurs postiers, juste avant de se donner la mort le 24 octobre à Saint-Cybranet. Selon nos informations, au moins une collègue de la factrice était convoquée ce mardi après-midi à la gendarmerie de Sarlat et devait "fournir" son téléphone portable avec le message en question.

Bras de fer depuis la semaine dernière

Selon nos informations, lors d'une réunion du CHSCT (comité hygiène, sécurité et conditions de travail) vendredi 26 octobre à Sarlat, les représentants des salariés auraient exigé le renvoi de plusieurs cadres de La Poste actuellement en responsabilité en Dordogne. La direction régionale de La Poste aurait refusé et proposé de les "éloigner" pendant une semaine.  

La direction demande aux postiers de reprendre le travail

Présent sur place à Sarlat ce mardi, Alain Bertin-Maghit, directeur courrier Aquitaine Nord à La Poste, demande aux personnels de reprendre le travail : "On va expliquer au personnel les mesures mises en oeuvre. Mais pour qu'elles soient effectives, il faut que le travail reprenne, qu'on puisse faire ces écoutes, ces enquêtes internes avec l'ensemble des parties prenantes. Si les gens "rentrent" dans les bureaux, vous aurez le cabinet externe Stimulus, l'assistante sociale, les écoutes le médecin qui pourront faire leur travail." Et le représentant de la direction ajoute que "dans notre pays, il est hors de question de ne travailler que sur des colères, des émotions sans les travailler en collectif sur des faits" .

Alain Bertin-Maghit, directeur courrier Aquitaine Nord à La Poste

Pour rappel, la direction de La Poste rappelle a mis en place, depuis le 25 octobre, une cellule de soutien psychologique "pour accompagner tous les postiers qui le souhaitent (numéro vert de soutien psychologique, présence de l’assistante sociale lors du retour au travail des agents sur les deux sites, présence du médecin du travail le 25 octobre in situ)".