Faits divers – Justice

Suicide d'un enfant de 12 ans à Custines : l'Education nationale rejette la thèse du harcèlement

Par Lucas Valdenaire, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu vendredi 16 octobre 2015 à 19:23

Devant le domicile de Kilian.
Devant le domicile de Kilian. © Maxppp

A Custines, près de Nancy, bien des questions restent posées après la mort d'un collégien de 12 ans. L'adolescent a été retrouvé pendu chez lui ce jeudi. Il était en 5ème. Des parents d'élèves évoquent la dureté des ados entre eux, mais pour le directeur académique, il n'y avait pas de harcèlement .

Au lendemain du drame, certains parents sont venus discuter avec la proviseure du collège de Custines. Ils ont fait le chemin pour poser des questions, après le suicide probable de cet élève de 12 ans, en classe de 5ème. La victime a été retrouvée pendue ce jeudi chez sa maman. Comment expliquer ce geste ? La justice a ouvert une enquête.

"Aujourd'hui, ils ne se font pas de pitié entre eux"

Pour certains parents d'élèves, ce drame fait remonter de terribles souvenirs. Comme ce père de famille, qui a été confronté il y a deux mois à la tentative de suicide de sa fille de 16 ans. Selon lui, "son petit copain l'a quittée, le monde s'est écroulé autour d'elle, elle a pris huit cachets (...) avec les moyens d’aujourd’hui, ils ne se font pas de pitié entre eux. Si elle fait quelque chose de travers, avec les réseaux sociaux, tout le collège est au courant et comme c'est la honte pour eux... On fait ce genre de choses."

Cette maman raconte, elle aussi, les anciens problèmes de son fils : "Quand il est rentré du collège, le médecin ne comprenait pas pourquoi, à 13 ans, il avait un ulcère à l'estomac. En fait, ce sont quelques difficultés, des provocations et chez l'adolescent, ça peut avoir des traductions beaucoup plus radicales".

"A aucun moment, il n'a été fait état d'un quelconque harcèlement ou brimade"

Provocations et harcèlements ? Non, répond le directeur académique de Meurthe-et-Moselle, Jean-Luc Strugarek: "A aucun moment, il n'a pu être fait état d'un quelconque harcèlement ou de quelconque brimade à l'intérieur ou aux abords de l'établissement scolaire."

Le directeur académique de Meurthe-et-Moselle Jean-Luc Strugarek

Jean-Luc Strugarek prévient que le jour de la rentrée, dans deux semaines, une cellule de soutien sera disponible pour les collégiens. Pour le moment, il n'est pas possible d'expliquer le geste de ce collégien de 12 ans. La justice a ouvert une enquête.